Année 1998

(19 articles en 1998)

  • Netscape tout nu ! (mars 1998)

    Ça y est, c’est officiel, Netscape s’ouvre au bidouillage forcené. Pour ma part, je me demande bien ce que Netscape a à y gagner...

  • Le silence de Malka (avril 1998)

    Cet album est inspiré en partie au scénariste Jorge Zentner par une anecdote que lui a racontée sa grand-mère, immigrée juive en Argentine, et par le souvenir de ses tresses rousses, qu’il a données au personnage de Malka.
    Loin d’être une simple histoire romancée racontant la migration vers l’Amérique du Sud des Juifs voulant éviter les pogroms, cet album nous plonge au coeur de la tradition religieuse juive. L’émigration n’est d’ailleurs qu’évoquée dans une tête de chapitre : des gens entassés sur un (...)

  • from the choirgirl hotel (mai 1998)

    Je suis en train d’écouter le nouvel album de Tori Amos, et comme d’habitude je souris béatement. Oh, elle a bien encore de ces envolés hystériques qui font son charme(!), mais elle a surtout cette voix envoûtante qui vous fait tout arrêter pour vous laisser pénétrer de sa sensualité, de sa chaleur, de son amour des autres peut-être ?

  • In memoriam (18 août 1998)

    Hier, nous avons enterré le père de Stéphane (un de mes meilleurs amis). Il avait à peu près cinquante ans, vous vous rendez compte ? On ne devrait pas mourir si jeune.

  • Big Man (4 septembre 1998)

    J’en étais resté à Batman : Year One. Quelle surprise ! David Mazzuchelli nous livre avec Big Man un récit étonnant, tant graphiquement qu’au niveau du scénario.

  • Le sommeil du monstre (2 octobre 1998)

    Après n’avoir entendu que du bien de cet album, c’est mon tour d’hurler avec les loups. J’avais pourtant prévu de dénoncer la frénésie sans surprise pour un auteur déjà mille fois trop encensé. Mais non, je me trompais. Autant Froid Equateur ne m’avait pas transporté, autant, effectivement, il y a ici de quoi se réjouir.

  • Promenade dans la capitale (14 octobre 1998)

    L’intérêt de travailler dans une administration digne de ce nom, c’est qu’on a la joie de se retrouver comme un rien à passer deux semaines en futiles palabres sur une réorganisation potentielle de service. On finit tout naturellement, après tant de travail harassant, par avoir besoin de s’aérer l’esprit !

  • Breathtaker (26 octobre 1998)

    Gare d’Austerlitz. Trois heures de l’après-midi. Je feuillette ce recueil aux couleurs mal imprimées, au trait pâteux, maladroit—expérimental ? Mais on ne résiste pas à Chase...

  • Banquière mon amour (28 octobre 1998)

    J’aime la banque et ses banquières.
    Figurez-vous que par un malheureux hasard, le revenu que j’escomptais à la rentrée scolaire, et qui aurait dû, comme tous les ans, boucher le trou des impôts sur le revenu, locaux, d’assainissement (ajoutez-en d’autres si le coeur vous en dit), ce revenu, disais-je, me fit cruellement défaut.

  • Optic Nerve (2 novembre 1998)

    Adrian Tomine est un garçon étonnant. Comment, si jeune, et déjà tant de choses à raconter ? Il a développé une approche rigoureuse, un trait soigné, une concision dans la narration, il est capable dans le même numéro d’alterner les histoires laconiques et les histoires bavardes, celles qui tiennent plus de l’illustré que de la bande dessinée à proprement parler.

  • L’ambulance (2 novembre 1998)

    La semaine dernière, Sandra s’est entaillé la main avec une boîte de conserve. Une anecdote a priori sans conséquences, mais qui m’a forcé (quand même) à appeler les pompiers.

  • Le premier Voyage (12 novembre 1998)

    Ma distraction est sans doute un de mes principaux défauts. Je me représente toujours ça comme un courant d’air, une "porte ouverte" par laquelle entre et sort le monde, sans la concentration nécessaire à une discussion suivie. Je ne pouvais que m’identifier à Mathieu, le personnage principal, dont la tête un jour "s’ouvre".

  • Le Voyage (19 novembre 1998)

    Comment cet album peut-il bien s’articuler par rapport au Premier Voyage ?
    Le thème de la tête ouverte est repris. Mathieu est remplacé par Simon, qui va plus loin, puisqu’alors que Mathieu nous laissait espérer ou deviner ce qu’il adviendrait de lui, nous suivons Simon dans son train, et de là dans des villages sans nom, un amour sans but (celui de Léa), des questions sans réponses —la sempiternelle réflexion sur le sens de l’existence.
    On a l’impression que le Premier Voyage n’était presque qu’un (...)

  • Les joies de la démocratie indirecte (24 novembre 1998)

    Ce mois de novembre est un des plus beaux que la démocratie française ait connu, entre le débat sur le PACS et la polémique sur les "déserteurs" du Chemin des Dames.

  • La gaffe à la Boutin (24 novembre 1998)

    Dans mon village, on appelle une vache une vache. Le jour où elle devait faire son discours fleuve à l’Assemblée sur l’irrecevabilité du texte régissant le PACS, Maâme Boutin est passée le matin même sur France Inter.

  • BD BOUM au jour le jour (28 novembre 1998)

    Trois jours de festival de Blois racontés au fur et à mesure, de rencontres en découvertes...

  • Stigmates (1er décembre 1998)

    L’histoire courte du même titre parue dans le recueil collectif Le retour de Dieu (Autrement) ne m’avait pas convaincu. Trop courte ? Trop cryptique ? Et puis là, en presque deux cents pages, un choc.

  • Cachez ces pauvres que je ne saurais voir... (7 décembre 1998)

    Sur France Inter ce matin, à "Questions directes" (oui, j’étais encore en retard au bureau !), Stéphane Paoli recevait Robert Badinter, grand défenseur s’il en est de la cause de la justice et des droits de l’Homme. Il est responsable de la Commission de Célébration du Cinquantenaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

  • Machine qui rêve (7 décembre 1998)

    Tome et Janry ont radicalement changé leur approche de la série. L’humour a disparu pour laisser place à un pseudo-réalisme sombre et intriguant.