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Promenade dans la capitale

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Un article de Stéphane

Publié le 14 octobre 1998

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L’intérêt de travailler dans une administration digne de ce nom, c’est qu’on a la joie de se retrouver comme un rien à passer deux semaines en futiles palabres sur une réorganisation potentielle de service. On finit tout naturellement, après tant de travail harassant, par avoir besoin de s’aérer l’esprit !

L’intérêt de travailler dans une administration digne de ce nom, c’est qu’on a la joie de se retrouver comme un rien à passer deux semaines en futiles palabres sur une réorganisation potentielle de service. On finit tout naturellement, après tant de travail harassant, par avoir besoin de s’aérer l’esprit !

Je suis donc parti à Paris. Chez nous autres Provinciaux, on dit aussi "monter à la capitale". Dont acte.

Deux jours passent toujours très vite, quand on se promène, qu’on ne connaît pas assez les rues pour savoir qu’on vient de parcourir tout un pâté de maisons à contresens... et qu’on revoit ses amis. Oublions donc les furieuses lectures de plans, et laissons-nous guider par un Parisien vrai de vrai, j’ai nommé Gregg. C’est amusant, le nombre de choses qu’on se dit en marchant, avec Gregg. On parle autant dans les rues que dans les cafés. Par exemple, c’est en chemin vers les Halles qu’il me rappelle que j’ai fait un grossier oubli dans ma critique du Sommeil du monstre, de Bilal. Le lettrage ! Mais bien sûr ! Quel idiot d’être passé outre, dans l’euphorie du moment. En même temps, on pourrait considérer que c’est un détail, par rapport à l’ensemble de l’album et à son contenu, tant graphique que scénaristique. Mais non, il a raison. Je corrigerai ma critique dès que je rentrerai.

Je profite de la présence de Gregg pour aller dénicher du côté des librairies de BD les petites merveilles dont il me parle depuis un moment. J’achète donc, enfin, les ACME Novelty Libraries —qu’on pourra appeler, plus simplement (!), Jimmy Corrigan, the Smartest Kid on Earth de Chris Ware. Je vous en parlerai bientôt, j’espère. Au passage, je complète ma collection d’Optic Nerve, d’Adrian Tomine, je prends le recueil de Seth It’s a Good Life if You Don’t Weaken, je tombe sur l’Indispensable n°2... quoi encore ? Ah oui : de vieilles choses de Futuropolis, dont Porfirio et Gabriel, titre de F’murrr que je croyais à jamais introuvable. Toutes les critiques qu’il me reste à écrire !

Nous retrouvons Xavier dans la rue Roger Verlomme pour manger Chez Janou, restaurant provençal. Je ne me lasserai jamais des magrets de canard, moi ! L’espace d’un instant, alors que je tape ces mots, et sans que je puisse dire pourquoi, l’image de Chester Brown, Seth et Joe Matt prenant un café ensemble se superpose à la nôtre dans ce petit restaurant somme toute très parisien...

Et puis c’est une séance d’adieu, où l’on se sent toujours maladroit ; on se regarde le blanc des yeux en se demandant in petto quand, pour la prochaine fois, on sera réunis. C’est loin, le Japon.

En plus, je suis sûr que les croissants ne sont même pas au beurre, là-bas.


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