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Vacances..., Nicoby

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Un article de Stéphane

Publié le 23 août 2010

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Une critique brouillonne jetée dans l’instant, mais il faut rendre justice à Nicoby en parlant de lui.

Je parlais justement l’autre jour avec un ami des Ensembles contraires, et je viens de tomber sur Vacances..., le dernier opus à ma connaissance de Nicoby (ouh, la page Wikipédia, il va falloir que quelqu’un l’étoffe, un de ces jours) paru chez Drugstore.

J’aime sa souplesse graphique depuis Chronique layette. Il est presque au niveau du croquis, mais avec une désinvolture qui le place au-dessus de plein de gens qui encombrent les étagères des librairies ces jours-ci, ceux que j’appelle « les suiveurs de Sfar » [1]. Parce que tout de même, malgré son apparente simplicité, n’est pas Sfar qui veut (c’est mon jour de lapalissade).

Bref, parmi les gens qui ont un style « relâché », Nicoby a une désinvolture que j’aime, désinvolture qui se manifeste aussi dans ses dialogues, ceux-là même qui m’ont plu dans Chronique layette dès la première case (Oh, Audrey, tu ressembles comme deux gouttes d’eau à une aquarelle de Marie Laurencin).

Du coup quand il a fait Les ensembles contraires, j’ai acheté de confiance — sans compter que Kris était aussi dans ma liste d’auteurs recommandables depuis Un homme est mort et Coupures irlandaises.

De l’un à l’autre je rebondis, je songe à Étienne Davodeau pour la qualité « naturaliste » des dialogues, cette impression de « non-écrit » qui se dégage. Un jour je prendrai le temps de vous dire tout le bien que je pense de Davodeau, qui est un des plus grands auteurs de bande dessinée actuels.

Bon, concluons (j’avais prévenu que ce serait brouillon). Dans cet album, tout me plaît, couleurs photoshopesques comprises. Si vous aimez Rabaté première période, Davodeau, les récits de vacances ; si simplement vous avez été en camping avec vos parents à l’époque où votre visage était plus proche de la mercerie que de George Clooney, alors cet album est fait pour vous. C’est doux-amer et frais à la fois, et Nicoby confirme qu’il sait raconter des histoires.

Note : pour une critique plus conséquente (plus classique aussi), se référer à Auracan.


Notes

[1À tort ou à raison, et ce sera sans doute la source de nombreux trolls un de ces jours...


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