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Bien écrire ?

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 26 août 2010

URL courte : http://nota-bene.org/398

19 commentaires

Une note sur l’approche paradoxale du langage dans les milieux informatiques.

Moins de code, plus de message...

Il y a quelques années, quand je suis arrivé dans le milieu du développement web, j’envoyais et je recevais peu de mails. La majorité de mon temps était consacrée à monter des sites web : autrement dit, à maîtriser plusieurs langages simultanément.

Je savais (et je sais encore, du moins espérons-le) jouer couramment avec les règles de syntaxe de HTML, de CSS, de Javascript, de PHP. C’est d’autant plus amusant qu’un tableau, par exemple, ne se déclare pas et ne s’écrit pas de la même manière en PHP et en Javascript.

Pendant tout ce temps j’ai rencontré de plus en plus de gens très formalistes, exigeants avec leur code comme un peintre avec les transparences de son sfumato : indenter avec une tabulation ou 4 caractères, mettre des guillemets doubles autour des attributs de HTML, mettre des point-virgules à la fin de chaque instruction Javascript, etc. Tout un tas de règles qui ne sont pas réellement obligatoires, mais qui permettent à la longue de mieux travailler : les guillemets, c’est bon pour les interpréteurs basés sur XML ; les point-virgules, c’est génial quand on doit minifier son code et le faire tenir sur une ligne ; et ainsi de suite.

Dans le même temps mon volume de communication écrite, hors du code, a crû énormément. J’envoie et je reçois des tonnes de mails, je produis des documents techniques prescriptifs de 40 pages, et les gens avec qui je travaille font tous pareil.

Ce qui me frappe de plus en plus, c’est la piètre qualité des contenus que je reçois, qu’ils soient dans un mail ou dans un rapport.

Bien sûr il y a l’aspect oral qui joue, et l’héritage de l’IRC et des messageries instantanées. Telle technologie, "sapu". Quatre lettres presque jargonneuses, et on sait ce qu’on veut dire sans se fatiguer.

Bien sûr il y a l’écriture SMS qui joue aussi. On a "ts des rdv cet apm". Là encore on gagne en immédiateté, la plupart du temps en restant intelligible.

Pour autant, je lisais à l’instant The Importance of Writing Well et ça m’a rappelé qu’à la fac, on ne parlait que de compétence langagière.

Langue naturelle et langages informatiques sont deux choses différentes

Aujourd’hui où la plupart de ce qu’on sait faire doit rentrer dans une case ou une autre d’un référentiel de compétences, le mot a son importance. J’ai en ce moment dans mon service une apprentie qui se destine à un diplôme de niveau Bac+5, et je lui expliquais que son métier deviendra vite celui du management, du reporting, bref de tous les mots en anglais qui veulent dire qu’on gère. Du coup, j’insiste énormément pour qu’elle fasse porter une partie non négligeable de son effort d’apprentissage sur le français.

Non content d’exiger d’elle [1] du Javascript objet, de la rigueur dans les tests, une approche du travail d’équipe, une capacité organisationnelle, ma liste de courses dépasse les compétences strictement techniques. Il ne faut pas de fautes, il faut utiliser la ponctuation à bon escient, il faut relire et revoir ses phrases jusqu’à les rendre fluides et intelligibles.

J’avais une prof à la fac, en littérature anglaise, qui nous a donné ce conseil inestimable : il faut chaque jour écrire au moins un paragraphe. C’est, comme dans toutes les disciplines, l’entraînement qui améliorera la qualité.

Pour moi, la langue est l’emballage du produit technique, quel qu’il soit [2]. Un développeur qui parle mal, qui écrit mal, alors qu’il peut avoir une telle exigence technique, me refroidit et montre trop vite à mon sens ses limites.

Bien sûr (et heureusement) on rencontre tous de temps en temps des développeurs tellement brillants qu’ils peuvent faire toutes les fautes du monde : on laisse passer parce que le reste de leur travail est astucieux, rapide, magnifique. J’en connais quelques-uns. Mais pour le commun des mortels (vous et moi [3]), nous sommes interchangeables avec une infinité de gens aussi doués que nous, souvent plus. Sans compter qu’en vieillissant (ça vient vite, si si), on perd la souplesse technique, celle-là même qui nous permettait d’être opérationnel rapidement sur des sujets qu’on ne connaissait pas la veille. Au final il n’y a pas de scoop : il vaut mieux diversifier ses points forts.

Chaque jour écrire un paragraphe. C’est pourtant simple, dit comme ça, non ? À vous maintenant de trouver le moyen de le faire. Vous n’avez même pas besoin de "faire œuvre" publiquement : ce peut être un journal intime, même sur votre ordinateur (bonus : vous allez apprendre quelles sont vos fautes d’orthographe les plus fréquentes !) ; ce peut être de la poésie, des embryons d’histoires jamais achevés. Peu importe pourvu que vous écriviez.

N’est pas Desproges qui veut

Où apprendre à bien écrire, et surtout comment ? Sincèrement, je ne sais pas très bien répondre à cette question. Ce que je sais en revanche, c’est que de la même manière qu’on apprend des notions techniques par osmose, je suis persuadé qu’on améliore la qualité de son français par la lecture.

Pour ma part, Pierre Desproges me tire vers le haut depuis des années. On a beau savoir qu’on n’arrivera jamais à ce niveau, il est toujours bon de courir après des modèles.

À défaut de lâcher votre chaise à roulettes pour glaner des lectures à la librairie du coin [4], ces jours-ci je me régale de la prose en ligne, au hasard, de deux joyeuses personnes : Mitternacht est pétillante à souhait, Kozlika a une belle langue (qui a dit "Prouve-le : photo ?").

Un copain me disait récemment que lui a bien lu des tas de livres, mais que son français ne s’améliore pas. Et vous savez quoi ? Il sait même pourquoi : ça ne l’intéresse purement et simplement pas. Mais il fait partie de ces gens brillants dont je parlais plus haut, il peut se le permettre.

La compétence langagière est une compétence, puisqu’on vous le dit

Dans ce monde compétitif, la maîtrise de la langue (voire de deux ou trois), la compétence langagière [5] est une compétence, et en tant que telle, un facteur de différenciation. Par cette compétence nous pourrons montrer notre capacité d’adaptation aux évolutions possible de notre carrière : management (on l’a vu), évangélisation technique, pédagogie écrite, transmission de l’information sans risque de déperdition par incompréhension...

Comment ? osef, vous dites ? Oui, ça se défend, c’est un choix de carrière.


Notes

[1Mais en disant "s’il te plaît" quand même, on n’est pas des goujats.

[2Je n’invente rien, c’est Bourdieu qui en parlait. C’était à l’époque où je lisais des livres sans images.

[3Enfin, vous je ne sais pas, mais moi c’est sûr...

[4Allez, on se connaît bien : le midi c’est Youtube ou la librairie, hein, avouez ?

[5J’insiste sur ce mot, vous avez remarqué ? Je le trouve joli. Compétence langagière, compétence langagière. Il y en a un peu plus, je vous le laisse ?


Commentaires

    • 26 août 2010

    "Où apprendre à bien écrire et surtout comment ?" Toute proportion gardée c’est un peu comme arrêter de fumer : il faut d’abord en avoir envie. C’est une sorte de prérequis. Ensuite je pense qu’il y a des méthodes (ou des moyens ?) qui vont varier selon le type d’écriture recherchée (fictions, humeurs, rapports, analyses...). M’enfin ça serait un peu long à développer en commentaire sourire

    Et sinon, pour "la belle langue" (merci !), figure-toi que je peux le prouver ou plutôt prouver qu’elle est assez chargée comme en attestent les commentaires ici.

    Répondre à Kozlika

    • 26 août 2010

    Bonjour,
    Je découvre votre site et vous remercie pour cet article dans lequel je retrouve le conseil que je donnais à mes collaborateurs accompagné de l’envie de s’y investir que j’essayais de leur transmettre. Je viens de commencer ma "troisième vie" après des postes de management technique ou de recherche dans une grande entreprise, entre autres informatique.
    Aujourd’hui je mène une action pour faire émerger le thème de l’entreprise dans le monde théâtral et il me semble que cela pourrait éventuellement vous intéresser ? Qu’en pensez vous ? A votre disposition pour vous faire parvenir un dossier si vous le souhaitez

    Répondre à dandin

    • 26 août 2010
    • en réponse à dandin

    Aujourd’hui je mène une action pour faire émerger le thème de l’entreprise dans le monde théâtral et il me semble que cela pourrait éventuellement vous intéresser ? Qu’en pensez vous ?

    D’habitude c’est plutôt faire du théâtre dans le monde de l’entreprise plutôt, non ?

    Répondre à Stéphane

    • 26 août 2010
    • en réponse à Kozlika

    Et sinon, pour "la belle langue" (merci !), figure-toi que je peux le prouver ou plutôt prouver qu’elle est assez chargée comme en attestent les commentaires ici.

    Wah la vache (mon bien-parler en a pris un coup, c’est malin).

    Répondre à Stéphane

    • 27 août 2010

    Ah ! que c’est rafraîchissant de lire un tel article de bon matin (oui, j’use et j’abuse du décalage horaire, en fait il est presque 11h ici !).

    Bon, j’ai plein de choses à dire. Pardon d’avance.

    D’abord, concernant l’écriture.

    On en a vaguement discuté déjà via un article sur mon blog il y a longtemps : si le message se réduit, c’est parce que les lecteurs ne veulent plus lire (et c’est fort dommage parce que j’adore écrire !).

    Quand je vois un article qui a l’air long (et qui n’a pas d’images !), mon premier réflexe est de positionner le curseur sur l’onglet, et mon doigt sur le bouton du milieu de la souris, prêt à cliquer (et donc à fermer). Ensuite j’évalue le temps libre dont je dispose et l’intérêt de l’article, et je sévis ou non.

    J’imagine que beaucoup de gens n’ont pas cette relative patience et évitent beaucoup d’articles à cause de leur longueur.

    Évidemment, il y a une grande différence entre concision et msg écri en sms pr aller +vite.

    Deuxième chose : les langues.

    Je travaille principalement en anglais, je discute en chinois avec mes collègues et en anglais avec mes amis, et je communique en français le reste du temps (e-mails, blog, famille, potes francophones).

    Pourtant, écrire en anglais n’est pas mon fort, d’autant que ce n’est pas exigé dans mon travail, au contraire : il faut être le plus synthétique possible quand on écrit un document d’installation ou une description de nouvelles fonctionnalités, sinon on noie l’information dans une masse de texte qui n’intéresse pas le lecteur (technicien, cherchant une information rapidement).

    Peut-être devrais-je pratiquer, comme tu le dis, en écrivant un paragraphe par jour en anglais ?

    Enfin, sur l’apprentissage

    Tiens, d’ailleurs, à propos de l’apprentissage de l’écriture, je rêve d’un espace sur la Toile où on pourrait participer à des exercices de style ou des concours d’écriture, comme ça, juste pour s’amuser, avec ou sans contraintes (temps, thèmes, vocabulaire). Ça existe ? Je ne l’ai en tout cas jamais trouvé.

    Et toi, tu fais comment au quotidien ? Tu rédiges ton paragraphe du jour pour le boulot ? Pour toi ?

    P.S. : tu as mis combien de temps à rédiger cet article ?

    Répondre à Pierre

    • 27 août 2010
    • en réponse à Pierre

    Ça existe ? Je ne l’ai en tout cas jamais trouvé.

    Ah Pierre ne me tente pas, hein ! sourire

    Et toi, tu fais comment au quotidien ? Tu rédiges ton paragraphe du jour pour le boulot ? Pour toi ?

    Un peu de tout ça. J’écris de longs comptes-rendus de réunion qui se veulent synthétiques et exhaustifs. Je lis tous les jours un peu, que ce soit en français ou en anglais (en ce moment par exemple The portrait of Dorian Gray dans mon sac). Je prends des notes à droite-à gauche, notes que je perds souvent, avec des phrases qui me font plaisir à l’oreille. J’écris beaucoup de mails, et en particulier dans les mails personnels on peut écrire "tranquillement" des choses travaillées : on est "entre soi".

    P.S. : tu as mis combien de temps à rédiger cet article ?

    Trois quarts d’heure environ. C’est sorti quasiment d’une traite.

    Répondre à Stéphane

    • 27 août 2010

    Oui, bien sûr que ça existe.

    Il y a par exemple Zazie mode d’emploi, tenu par des oulipiens où l’on joue toute l’année autour d’un même texte (cette année, un texte de l’excellent Paul Fournel, il FAUT lire "Des athlètes dans leur tête").

    Voir aussi les Impromptus littéraires, qui proposent une "contrainte" hebdomadaire.

    Pardon pour la minute nombril mais sur mon blog on joue assez souvent au Dis-moi Dix Mots ou aux Sabliers (tiens d’ailleurs ça fait un bail...) et puis on avait joué tout un été à l’Hôtel des blogueurs, un autre à la Tournée des blogueurs et pratiqué en équipe le Ping-Pong des blogueurs ou à faire ensemble un feuilleton. J’ai la flemme de donner tous les liens mais j’ai retrouvé ce billet ou je résumais les principes de tous ces jeux.

    Et puis pas tout à fait un jeu mais quand même appuyé sur une contrainte (un billet par année de sa vie) il y a le blog collectif des Petits cailloux et ricochets (cliquer sur "le projet", à droite, pour plus d’infos).

    Répondre à Kozlika

    • 27 août 2010
    • en réponse à Kozlika

    Ah justement j’y ai jeté un œil il y a quelques jours, et le lien vers les modalités pratiques (http://wiki.khlevina.info/doku.php/claviers-et-octets:ricochets) tombe sur un "parqueur" de domaines.

    Tu crois qu’on peut retrouver ça quelque part ?

    Répondre à Stéphane

    • 27 août 2010

    Ah creutte j’avais oublié mon vieux wiki et laissé mourir les douces URL, mea culpa. C’est désormais ici.

    Répondre à Kozlika

    • 27 août 2010
    • en réponse à Kozlika

    « Creutte » ? Fort bien, je le neute.

    Répondre à Stéphane

    • 28 août 2010

    Parce qu’au fond, que faisons-nous le plongés dans nos écrans si ce n’est lire le monde et l’écrire ?

    Beau billet Stéphane, il me motive à suivre le conseil de ton prof et écrire un paragraphe par jour. À une époque j’avais repris le croquis justement avec la même contrainte d’un croquis par jour.

    Et voilà que ta prose me remet face à mes promesses passées... il me faut reprendre maintenant !

    Répondre à Emmanuel C.

    • 28 août 2010
    • en réponse à Kozlika

    Kozlika disait :

    Et puis pas tout à fait un jeu mais quand même appuyé sur une contrainte (un billet par année de sa vie) il y a le blog collectif des Petits cailloux et ricochets (cliquer sur "le projet", à droite, pour plus d’infos).

    Oui alors au fait, j’étais allé voir en même temps que je suis tombé sur le wiki perdu... Et bon bref. Comment vous faites pour parler de choses dont, en théorie, vous n’avez pas souvenir ?

    Répondre à Stéphane

    • 28 août 2010

    Mais que serait un texte bien écrit sans texte mal écrit ?

    Un jour, un mec bien a dit :
    « Potentiellement il est possible de dire qu’avec un effort non négligeable et une attention toute particulière il est envisageable qu’un élément aussi insignifiant que la quantité d’informations dans une phrase et sa simplicité permettent de la comprendre plus facilement »

    À mon avis il y a un amalgame quelque part, dans le texte ou les commentaires. Avant tout je pense qu’il faut s’adresser en fonction de sa cible. Je pense que c’est complètement différent d’une écriture plus personnelle, dénouée de ces contraintes.

    J’imagine que tu cites du Desproges dans des mails au travail, mais il faut faire attention à ce que ça ne nuise pas au message.

    Après, bien écrire ne signifie pas bien s’exprimer, particulièrement à l’oral. Je vais te faire une confession, je ne m’exprime pas bien à l’oral. À une époque j’ai voulu m’améliorer en écriture. Ça ne m’a pas apporté grand chose (mais, c’est une autre histoire). J’ai tenté d’ajouter un peu de fantaisie à certains mails que j’ai pu envoyer au travail. Je ne m’attendais pas au résultat : On m’a pris pour quelqu’un d’étrange (disons, pire que d’habitude).

    P.-S. : J’ai pensé à quelque chose de similaire presque au même moment que toi. En plus ce n’est pas la première fois que ça m’arrive. J’imagine que le web nous fait penser d’une certaine façon. Toujours est-il que je prépare un, petit, texte sur sensiblement la même chose.

    http://blog.neovov.com

    Répondre à Neovov

    • 28 août 2010

    Tu parles des toutes premières années, notamment ? Je ne sais pas comment ont fait les autres (je regrette d’ailleurs de n’avoir pas ouvert un forum en parallèle, comme nous l’avions fait pour l’Hôtel des blogueurs).

    Quant à moi lorsque le vrai souvenir n’y était pas, j’ai parlé de traces : pour l’année de naissance, c’est le carnet de santé ; parfois j’ai choisi précisément comme sujet cette absence de souvenirs et le trouble que cette absence me procure : n’ai-je rien vécu cette année-là qui vaille la peine que je m’en souvienne ? Qu’en penser ?

    Pour le reste, je n’aurais jamais pensé être en mesure d’avoir un souvenir au moins par an, car j’ai en principe fort mauvaise mémoire. C’est le processus d’écriture « remontante » qui me l’a permis, en m’interrogeant sur mes propres choix : pourquoi ai-je raconté cet événement à l’année N et pas un autre ? Ah mais oui, il est important parce qu’il faisait écho à tel autre de N – 1 (ou N – 3, que je gardais sous le coude pour quand j’y serais). Ça m’a d’ailleurs apporté des éclairages que je n’avais pas perçus jusqu’alors, pourquoi j’ai redoublé ma cinquième par exemple.

    Je ne sais pas si j’ai répondu à ta question ? C’était bien ce que tu demandais ?

    Répondre à Kozlika

    • 29 août 2010
    • en réponse à Kozlika

    Oui oui tu réponds à ma question, c’est d’ailleurs fort intéressant sourire

    Répondre à Stéphane

    • 29 août 2010
    • en réponse à Neovov

    Neovov,

    Un jour de ces jours, en complément de ct articl-ci, j’en ferai un sur ce que plus généralement j’applique dans ma vie, hors « belle écriture » : mon projet de faire une « chose belle » par jour. Je t’en ai déjà parlé ?

    Répondre à Stéphane

    • 30 août 2010
    • en réponse à Kozlika

    Super !

    Merci beaucoup Kozlika, j’ai découvert les impromptus littéraires grâce à toi, ça a l’air très intéressant !

    Répondre à Pierre

  • Précisément !

    Alors que les techniques du théâtre et la fictionalisation (storytelling,récits)sont utilisées partout dans le management des entreprises et dans les discours (avec contorsions sémantiques du langage), alors qu’on fait partout dans les lieux de pouvoir appel à l’émotion pour convaincre, le théâtre, lieu de l’émotion par excellence, ne s’y intéresse que rarement (encore moins que le cinéma. C’est bien pourquoi je pense qu’il y a "quelque chose à faire"...

    Répondre à Anonyme

    • 26 février 2014

    Ma prof’ de français de troisième lançait régulièrement des « et vous allez faire quoi avec vos mathématiques, quand il y aura 20 personnes exactement comme vous pour un emploi ! » quand des élèves lui disaient qu’ils se foutaient des cours de français. Elle disait que la différence se faisait sur des compétences non-techniques ou même non-recherchées.

    Certes, c’est percutant comme argument, mais… elle n’avait pas faux pour autant. Il faut vraiment être bon à un point très élevé, comme tu le dis, pour qu’on te pardonne ces erreurs grossières de français, etc.

    Et encore, les postes sont rares où on te fait autant de concessions.

    Répondre à Nico

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