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Identité numérique

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 24 décembre 2015

URL courte : http://nota-bene.org/1096

4 commentaires

Genma discute de l’identité numérique et de la segmentation nécessaire dans son cas :

Etant donné qu’il est on ne peut plus déconseiller de dévoiler mon identité numérique de Genma, il faut que je trouve un autre moyen de mettre en valeur ce que je sais faire en dehors / à côté de la mission qui m’est attribué en ce moment.

Il y a longtemps, ici-même, je ne signais jamais autrement que « stef » (prénom très répandu en France), sans donner mon nom ni rien. Pendant un bon moment j’ai été furtif, intraçable, à une époque où ça n’avait pas vraiment d’importance. C’était une coquetterie, presque – et aussi une habitude, liée aux pratiques balbutiantes du réseau (identité sur IRC, identifiants de mail plus rapides comme ça, etc.).

Et un jour, Tristan fait un lien vers mon site, et dans le lien indique mon nom. Dans les trois jours qui suivent, je tape mon nom dans Google… et mon site ressort dès la première page !

L’enjeu, encore une fois, n’était pas très important pour moi à l’époque. Je ne lui en ai jamais voulu, je n’en faisais pas secret.

J’ai donc décidé de « couler avec le flux » [1] parce que de toute façon c’était chouette de voir mon nom chez Tristan [2].

Mais aujourd’hui, avec des recoupements de plus en plus systématiques entre toutes nos activités, notre identité numérique aurait parfois bien besoin d’être segmentée en plusieurs avatars : ce que je dis sur Twitter ou sur Seenthis n’est pas forcément destiné à un employeur potentiel, mes opinions politiques – j’allais dire « ne regardent que moi », mais ce n’est pas ça, sinon je n’en parlerais pas publiquement – mes opinions politiques sont une partie de moi, pas forcément vendeuse, et en tout cas pas forcément pertinente pour mon travail (encore que, mais on en reparlera un jour).

J’ai donc souvent séparé, au moins sur le principe, mes comptes : pas de lien de l’un à l’autre malgré l’apparente simplicité de mettre des petits cailloux blancs entre tous les services (de LinkedIn vers Twitter, etc.). J’avais même refusé, chez un précédent employeur qui a un blog d’entreprise, d’y voir figurer mon compte Twitter : un client qui lit les blogs professionnels n’a pas forcément besoin de croiser avec mes calembours nuls ; pire même, ça peut induire chez lui une image faussée de l’entreprise chez qui je publie (une bande de guignols ?).

Bref, tout ça pour dire qu’il faudra que je demande subrepticement à Genma où il publie son blog en son nom propre.


Notes

[1Traduction maladroite de go with the flow, je suis preneur d’un bon remplacement si vous en avez un à portée de main.

[2Nous étions jeunes, nous étions fous, nos cheveux volaient au vent qui caressait nos poitrails à moitié dénudés, t’en souviens-tu, doux Tristan ?


Commentaires

    • 24 décembre 2015

    Merci pour ce billet de partage de point de vue et d’expérience clin d'œil

    Répondre à genma

    • 24 décembre 2015

    “Go with the flow” -> « Laisser couler », « laisser pisser » ou alors « être coulant ».
    C’est cool en tout cas.

    Répondre à soph

    • 27 décembre 2015

    soph : Oui c’est assez ça. « Laisser couler » pour l’idée de flux de la vie.

    Répondre à Stéphane

    • 5 janvier 2016

    "go with the flow", traduction presque trop litterale : nager dans le sens du courant, ca me semble mieux adapte que "laisser couler" ou on sens une forme d’impuissance, alors que "go with the flow" note une demarche volontaire d’accompagnement a mes yeux...

    Répondre à Anonyme

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