Un lundi comme les autres

Ce n’était pas un bon lundi. Rien ne va bien le lundi.

Ce n’était pas un bon lundi.

D’abord je n’avais toujours pas de réponse quant à la suppression de deux logiciels de mon poste de travail, deux logiciels dont j’ai besoin pour faire mon métier.

La frustration est d’autant plus grande que ça fait ricaner mes copains qui n’y sont pas.

Ensuite j’étais en retard à une réunion téléphonique, ce qui m’exaspère toujours un peu.

Et puis de toute façon je n’aime pas les lundis.

Dehors il faisait froid, et un peu sombre encore. Et puis il a bruiné toute la journée.

La Bourse, quant à elle, montrait enfin ses limites et me rappelait dès que j’en parlais avec quelqu’un que l’état s’apprête à permettre de grignoter les économies des ménages pour financer les petites entreprises. Autrement dit préparer le terrain à une panique telle que celle de 1929. Traitez-moi d’oiseau de mauvais augure si vous voulez, mais réfléchissez-y.

Vaille que vaille la journée arrive à son terme.

Et là, coup de grâce, ce salopard [1] d’Adrien me dit qu’il vient de me souffler le premier tome d’Ashe Barrett, un des rares albums jamais publiés par Vincent Hardy, et le seul que je n’ai pas.

Dépité, je rentre chez moi. Et là un petit garçon de même pas deux ans pique fou rire sur fou rire dans sa douche, et une petite fille de quatre nous fait un cours de lecture.

La vie est belle quand on ne regarde pas trop dehors.

Notes

[1À l’instar de Coluche et de son « enfoirés », « salopard » est souvent synonyme de « chouette pote » chez moi. C’est comme ça, il va falloir vous y faire.

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