Now

Quelqu’un a lancé l’idée de faire une page « Now ». L’idée c’est de dire où on en est, à un moment particulier. Tentons l’exercice (source : Nownownow — merci David !).

And yes sorry, it’s in French despite its English title. There should be a French equivalent, like Maintenant, but hey. One day at a time.

30 décembre 2025, une fin d’année.

Je lis, j’ai lu

Je lis énormément de trucs.

  • J’ai tenté Le nom de la rose, c’est très beau pendant quelques pages puis c’est suffoquant d’érudition en langue originale. Ainsi donc c’est ce que ça fait quand je partage des blocs de texte en anglais… j’ai compris progressivement ces dernières années qu’il faut au moins fournir une traduction sommaire.
  • Toujours des romans de Robert Silverberg, qui est en passe de devenir un de mes romanciers de SF favoris, dans le peloton de tête avec Asimov et Dick. Mais là où le premier est dans la Hard Science Fiction et le second est dans euh… les trucs qui se fument, Silverberg est un créateur de mondes. Je l’avais un peu lu il y a un siècle de ça, Le livre des crânes est un chef d’œuvre (je voulais faire un lien vers Wikipédia, mais en 5 lignes il divulgâche toute la richesse de l’intrigue). Je relis L’oreille interne, après un ou deux autres (dont justement le Livre).
  • Michael Moorcock. Après avoir enfin lu l’intégrale des 4 tomes de la Saga d’Elric, dans la première édition française chez Temps Futur en 1981-1982 (petit frisson de tenir dans ses mains comme des incunables), en quatre tomes : Elric le Nécromancien, La sorcière dormante, L’épée noire, Stormbringer ; je passe à la saga des runes, la saga qui introduit Hawkmoon. Il est un peu victime d’un destin maudit aussi, décidément c’est pas de chance d’être un héros de Moorcock. C’est très viril, damoiselle en détresse et tout ; les années 70. Mais aussi c’est épique et plein d’onirisme et de magie médiévale-fantastique.
  • Puisqu’on parle de viril, j’ai vidé ma bibliothèque des San Antonio : dans la famille virilisme donnez-moi le père. Ça a vraiment très mal vieilli. Les femmes qui disent non mais qui cèdent, c’est fini, je n’ai plus du tout envie de lire ça depuis des années, et donc je mets enfin mes actes en accord avec ma pensée.
  • Un peu moins de bandes dessinées, je crois. Les journées ne sont pas infinies. Si quand même : Taiyō Matsumoto, dont j’ai vraiment aimé Le Samouraï Bambou et Tokyo, ces jours-ci.

Je lis beaucoup moins en ligne, où le monde est toujours plus hideux. Je me réfugie dans l’évasion, que Wikipédia définit comme parfois assimilée au concept de divertissement, de récréation ou de procrastination. Oui, les trois font écho.

Par contre ma pile à lire ne désemplit pas.

Je regarde, j’ai vu

Je revois Westworld, déjà vu en début d’année. La première saison finie, je trouve que c’est encore mieux la deuxième fois. Ça doit être comme Cloud Atlas qui se voit dix fois.
Et puis les séries c’est parfait quand on mange à la maison les jours de télétravail : un repas, un épisode.

Grosse cure de comédies romantiques, Crazy, Stupid Love, pour ne citer que celle-là. Et puis le dernier (comme dans : cette fois-ci c’est vraiment le dernier) Bridget Jones, Folle de lui, charmant.

Mais aussi des choses plus sérieuses, le cinéma français offre des perles, et j’ai vu On ira, En fanfare, Partir un jour. Pas forcément gais, mais chouettes. Au rayon charmant, j’ai aussi L’amour c’est mieux à deux. J’aime vraiment beaucoup Virginie Efira et Clovis Cornillac.

Encore du théâtre, ma grande nouveauté de ces deux dernières années. En particulier : L’expérience théâtrale de Laurent Ruquier, très belle écriture, jolie mise en scène, avec François Berléand et Max Boublil, impeccables. Et puis j’ai toujours adoré la mise en abyme, alors voilà.
Mention spéciale à Myriam Boyer dans l’adaptation théâtrale de La corde d’Hitchcock, qui éclipse tout le monde sur scène.

Musiques

En 2025 j’ai fait une rechute de Guns’n’Roses, je ne sais pas pourquoi.

Et je commence après tout le monde à écouter Ed Sheeran, sous l’influence de ma marmaille.

Jeux

Zombicide, encore et encore. Depuis plus de six mois dans la campagne Fort Hendrix (qui disait évasion, déjà ?).
J’ai aussi attaqué Zombicide Invader. C’est sympa, une mécanique un peu différente.
Ai-je dit que j’aime Zombicide ?

Et puis j’ai beaucoup joué cette année :

  • dans les nouveautés : Leaders (j’adore ce jeu, je l’ai offert deux fois dans l’année), Zénith — deux jeux français, oui madame ;
  • dans les classiques : Qwirkle et Quarto.

J’ai un peu moins aimé Donjon : Les Apprentis Gardiens et Eila et l’Éclat de la Montagne. Mais c’est bon de jouer et d’essayer de nouvelles choses.

J’ai peint mollement une ou deux figurines en un an. Hobby un peu marginal par rapport au reste.

Et pour le reste

La vie avance. Toujours de l’amour, des câlins, des complicités. Beaucoup de rires.

La santé est celle d’un quinquagénaire, mal ici et là et tiens ici aussi. Je le dis une fois et je n’y reviendrai plus, ça devient un refrain. Le matin, je mesure plutôt les endroits où je n’ai pas mal, et je me répète qu’avoir mal en vieillissant c’est vieillir, et je vieillis en bonne santé et je suis vivant.

Le boulot a oscillé entre pénible et très pénible, j’ai soigné tout ça.

La vie avance. On est le 30 décembre, et je ne vais pas trop regarder vers le futur pour un moment encore.


Et puis Découvrez le Webring “En ce moment” (merci Joachim).

Commentaires

  • sophie (28 février 2020)

    Merci pour la traduction rapide de ce "Now", l’exercice semble intéressant... moi qui voulais quitter certains réseaux... 😗

    Répondre à sophie

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