Le web, pérennité, entropie, destruction et patrimoine
Le web entre dans son adolescence, on commence à réfléchir à son vieillissement. Des pistes à voir à Paris Web avec Karl et Olivier.
Karl a lancé le débat il y a un an dans Un site Web de 1000 ans : selon lui il faut se préoccuper de ses URIs, soit en les pensant pérennes, soit en mettant en place les bonnes informations de redirection, soit en indiquant proprement dans les en-têtes HTTP que le contenu a tout bonnement disparu.
C’est une opinion que je partage depuis longtemps et mon site obéit à cette approche, à tel point que j’ai un jour créé un mot-clé technique [1] pour faire des erreurs 410 propres (« gone »), SPIP n’étant capable que de répondre que oui une ressource existe (200) ou non elle n’existe pas (404).
Je note en passant que quand Wikipédia trouve une page complètement farfelue (lire la véritable histoire de la boule de neige chez M. Le Chieur), la ressource conserve la même URI. Simplement elle est marquée comme pastiche et roule la boule.
En janvier dernier Olivier évoquait lui aussi l’idée d’impermanence
et répondait d’une certaine manière à l’article de Karl.
Tous les deux ont proposé d’en faire une conférence, Esthétique et pratique du Web qui rouille et je ne saurais trop vous recommander d’aller y poser vos neurones.
Notes
[1] C’est du jargon SPIP pour dire : « mot-clé pas vu par les visiteurs mais permettant de façon simple de faire des manipulations techniques sur un jeu de données : articles, brèves, etc. »
Commentaires
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Et pour ne pas effrayer les non technologues, nous n’y parlerons pas seulement de technologies, mais aussi d’idées, de mises en questions et d’articulations à propos de l’information sur le Web. Nous recherchons avec Olivier pas tant à fournir des réponses qu’à provoquer des initiatives autour de ces sujets.
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karl : C’est une conférence avec des devoirs à faire :D ? Il vaut mieux avoir lu vos deux articles avant de venir ?
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Delphine pas besoin d’avoir lu les articles ;)
Pas besoin non plus de venir avec jean à couper. -
Stéphane avait grandement raison de nous conseiller d’aller y poser nos neurones. Les miens ont réagi du haut de leurs capacités et ont bouillonné, mixant la conférence de Karl et Olivier avec d’autres interventions. Il en est sorti une prise de conscience (tardive ?) de notre responsabilité (les professionnels du web) à informer nos concitoyens pour un bon usage du web, sans récupération politique ou mercantile. (Le tout dans un billet : http://articles.nissone.com/2013/10/internet-societe-responsabilite-professionnels/ pour ceux qui veulent)
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Delphine : Je conseille aussi le Coteaux du Layon. Hu hu.