Le temps malléable
Thanh écrit peu mais écrit bien.
Une réflexion sur le temps, à plusieurs ou seul :
Le temps est peut-être la plus grande richesse du voyageur solitaire. Lorsque l’on voyage seul, le temps cesse d’être partagé, négocié ou contraint. Il devient malléable, intime.
[…]
Dans ces instants, le temps n’était plus une ressource à rentabiliser, mais une matière à façonner. J’ai appris qu’il pouvait être mon temps, rien qu’à moi, et qu’il pouvait s’étirer ou se suspendre selon mes envies.
Je n’avais pas tellement pensé à ça, mais c’est très bien vu.
Cela dit le « à plusieurs » joue pour beaucoup. Quand j’ai fait des vacances avec mes enfants, on était très raccord sur le temps passé, où et quand. Dès que le groupe devient moins homogène, copains et copines ou famille recomposée, là ça devient plus complexe à orchestrer.
Là où j’ai du mal par contre, c’est que je ressens profondément le besoin de partager le plaisir, y compris dans l’immédiateté. Voir une belle chose et pouvoir dire sur le moment « Tu vois ? » est un des plus beaux cadeaux que fait la vie, je trouve.
Mais sinon oui, très bien vu. Trouver un équilibre entre tous ces temps.
Commentaires
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Mais aussi :
Note d’utilisation à l’attention de mes lecteurs : Continuez de voyager vos amis, vos familles, l’être aimé, ce n’est pas incompatible avec la possibilité de s’accorder un temps à soi 🙂
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Oui, j’allais répondre comme le message sur le fait que les deux offrent des plaisirs différents.
A part mes enfants, je n’ai jamais rencontré personne (dans un contexte amoureux) avec qui le voyage (loin ou pas) ne soit pas une sorte de compromis à l’autre, sa façon d’être exacerbée par les repères familiers absents. Mais je ne désespère pas de l’existence d’une possibilité qu’avec d’autres, ça soit moins pire.
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Sacrip’Anne : Joliment dit !
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Yup, c’est pour ça que j’apprécie mes quelques virées moto pendant quelques jours à chaque fois 🙂
Mais comme tu dis, à plusieurs c’est bien aussi !