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Veille et liens

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 4 janvier 2016

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1 commentaire

Allers-retours entre les réseaux sociaux et les sites perso, retour de balancier.

Sur le partage de liens et la veille, Antoine Fauchié note :

Ceci n’a rien d’une analyse scientifique, mais je remarque depuis deux ans un retour à des démarches de veille profonde, qui s’éloignent de l’usage des réseaux sociaux – Twitter, Facebook, mais aussi Delicious, Diigo ou d’autres outils similaires. Le partage d’un simple lien à peine accompagné d’un titre est remplacé par des dispositifs décentralisés, souvent en parallèle de carnets en ligne. Des partages augmentés d’une recontextualisation, d’un commentaire et de rebonds. Des veilles distribuées.

Effectivement je le note aussi, mais pour ma part les gens que je lis ne sont pas dans la même démarche que le « grand public » —terme que j’emploie avec des pincettes de peur qu’on croie que je l’oppose à une élite hypothétique que je fréquenterais.

Les gens que je lis le plus souvent sont ceux qui se sont déjà éloignés des réseaux. Karl a quitté Flickr bien avant les scandales sur le droit d’auteur par exemple ; Éric et David partagent leur lecture sur des billets courts.

Pour des questions d’usure, j’ai levé le pied des deux endroits que je fréquentais le plus, Twitter et Seenthis. Twitter est « sec » dans son partage de liens, il rejoint d’une certaine manière le « like » de Facebook ; Seenthis permet quant à lui du contexte et de l’enrichissement (et donc répond en grande partie à ce besoin de recontextualisation et de commentaire).

Une bonne question à se poser, aussi, est celle de l’enjeu de la veille : veille-t-on pour soi ou pour partager au plus large public possible ?

Dans ce dernier cas, les réseaux sociaux sont une plate-forme de rebond inévitable. Certains médias traditionnels commencent même à ne plus exister que par eux, ce qui me ferait bien chier (passez-moi l’expression). Depuis le temps que je suis en ligne (2016, tiens, ça fait vingt ans), j’ai vu tellement de services se lancer, devenir une référence, puis tomber en déshérence et disparaître.

Dans le premier cas (veiller pour soi), on peut quand même espérer attirer des lecteurs malgré tout (oublier les statistiques, qui ne sont pas forcément parlantes, et regarder les referers), et en payant un prix plus ou moins modique, mettre en place un système de publication et maîtriser son archivage.

En corollaire de la question de l’enrichissement du simple lien, tout dépend donc aussi de la pérennité qu’on désire.

Mise à jour du 5 janvier : Éric rebondit sur la discussion et pose la question du suivi des réponses.


Commentaires

    • 8 janvier 2016

    Pour répondre à tes questions : faire de la veille et la publier sur mon site c’est avant tout pour moi, et la pérennité est toute relative (5 ans ce sera déjà énorme). C’est avant tout un *carnet* en ligne, dans le sens où j’écris non pas pour *archiver* (mais alors à moyen terme), mais pour *inscrire* (pour moi inscription = mémorisation + partage).

    Répondre à antoine

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