nota-bene.org > 36 15 ma vie > Vacances !

Vacances !

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 15 août 2000

URL courte : http://nota-bene.org/28

0 commentaire

Depuis le temps qu’on me parlait de la Corse...

Je suis rouge et j'ai chaud !Ce soir, symphonie de téléphones portables à l’occasion des anniversaires conjugués de Stéphanie et de sa mère. C’est assez amusant d’être en vacances tous les trois !

Nous passons ici d’un ravissement à l’autre —et parfois d’un extrême à l’autre, entre la sérénité des plages et la véhémence des Italiens !

Ce soir, c’est fête au village, Sainte Marie oblige ! Un type dont le bon goût musical brille par son absence va sonoriser la soirée au restaurant de l’autre côté de la place, nous abreuvant d’un remix pitoyable de "Cette année-là", après un quart d’heure de "1-2, 1-2, allô, allô" !!

Côté émerveillements, la mer est d’une clarté qui nous fait apprécier chaque jour les palmes et le masque.

On nage au milieu des bancs de poissons, une petite friture sur laquelle jouent les reflets diffractés de la surface, et qui devient du coup une neige qui ne tomberait pas, de ces neiges miroitantes qu’on trouve dans les boules en verre.

petits poissons

Aucun besoin de remuer : tendre la main vers le banc suffit à le mettre en mouvement... et alors le miroitement s’étend et se sépare pour reformer un banc plus compact deux mètres plus loin.

Au fond, on s’amuse d’un petit poisson très fin, à peine plus gros qu’un bête poison rouge, qui s’effarouche d’un rien avant de faire une marche arrière de toute beauté entre deux rochers qui dessinent une fissure.

On a beau avoir vu ce genre de spectacle des dizaines de fois à la télévision, lors des soporifiques dimanches après-midi de Cousteau, l’émerveillement est mille fois plus grand quand on en est le témoin direct.

Alors je sors, les yeux brillants et la bouche salée, et je raconte comme un gamin le spectacle que tout le monde sur la plage connaît depuis trente ans et plus. Et forcément, Stéphanie s’amuse, s’attendrit du côté petit garçon du personnage !

hotel de la plage

Il y a deux jours —non, hier, on perd la notion du temps ici !
Hier, donc, nous avons été à "l’autre bout de la plage" —sonnez, cuivres philharmoniques !

Il y a là-bas une zone que les nudistes ont conquise, zone informelle, de simple tolérance. C’est amusant. En voyant tous ces gens, on relativise énormément sa propre apparence physique ! Malgré tout, au milieu de cette banalité, entre les vieux beaux partis en chasse qui roulent des mécaniques, zigounette à l’air, et les grosses dondons qui ne veulent pas de marques dans leur décolleté qui descendrait jusqu’au genou, nous avons vu une seule très belle femme, libre dans son corps et dans ses mouvements, qui jouait avec des enfants (les siens ? chapeau bas, dans ce cas !) et vivait, simplement.

Un hymne à la beauté, qui faisait bien d’être nue. On était tenté de penser que porter un maillot de bain aurait confiné à l’insulte envers Mère Nature qui l’avait gratifiée de si belle façon.

Et puis, mine de rien, se retourner, admirer Stéphanie, ne rien dire et ne pas pouvoir s’empêcher de penser qu’elle est, quant à elle, un hymne à la gloire du désir et du bonheur.


Commentaires

Qui êtes-vous ?
Votre message
  • Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides. Tous les liens sortants comporteront un attribut rel="nofollow". Merci de ne pas spammer.

Ceci est la version Bureau Afficher la version Mobile