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Trop de livres

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 11 décembre 2009

URL courte : http://nota-bene.org/371

7 commentaires

Une petite phrase entendue à la librairie...

Comme souvent, je suis à la librairie, et comme à chaque fois, je tourne et retourne d’un rayon à l’autre, trois tomes sous le bras, l’esprit éveillé et ravi comme un enfant devant le sapin un matin de Noël.

Derrière moi au rayon des bandes dessinées, trois étudiants de la fac voisine sont en train de tourner. Deux d’entre eux regardent des livres, et le troisième fait de l’esprit : On peut sortir d’ici ? Rien que de voir tous ces livres, ça me donne mal à la tête.


Commentaires

    • 11 décembre 2009

    Ils ne savent pas ce qu’ils manquent...

    Répondre à Olivier G.

    • 11 décembre 2009

    Bande d’innocents ces jeunes, les librairies sont des lieux de richesse inouie mais ils ne le savent pas encore...trop imatures pour comprendre que la lecture (après la méditation,ça n’engage que moi !!!) est source de bien être...bonne lecture les gens....

    Répondre à Marie

  • Ils ne savent pas ce qu’ils manquent...

    Si, ils savent, parce que le plus souvent, c’est une posture.

    Il y a d’abord la provocation naturelle. Une manière de faire comme Brel quand il chante "Les Bourgeois". On dit assez fort ce que le "bourgeois", parce que c’est ainsi que l’acheteur de livre est catalogué dans mon exemple, prendra le propos comme une claque, ou une paire de fesse impudiquement exhibée. C’est conscient ou pas, mais c’est leur manière de s’affirmer. Je l’ai fait. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, bien qu’affichant, avec ostentation, leur dégout du livre, ils lisent. Sans doute pas tous ceux qu’ils aimeraient lire, peut-être même uniquement ce que leurs études leur imposent, mais ils lisent. Sans le moindre mal de crâne.

    Ensuite, il y a l’excuse. Ils ne sont pas là par hasard, ils veulent s’instruire, posséder, ou juste voir si le dernier opus de "fairy tales" est sorti. Mais peut-être manquent-t-ils de moyens. Ils ne peuvent pas "consommer du produit culturel", pardon, acheter un bon bouquin... Pour le troisième, c’est plausible. À moins qu’il n’ait, le troisième, toujours, entraperçu son râteau du matin même. La fille, ou le garçon, ne soyons pas sectaire, à qui il a avoué ses sentiments, qui l’a battu froid à la cafèt’ et qu’il ne peut plus voir en peinture, le temps de digérér et le pain-mayo et la blessure faite à son orgueil. Je m’en souviens, ça m’est arrivé dans une bibliothèque municipale. Cette fois là, c’était la peinture fraiche dans l’ascenseur...

    Enfin, imaginons-le un peu fiévreux et assez mauvais malade, comme un garçon, souffreteux et pas très bon connaisseur de son propre métabolisme. Il a le tourni, il a mal mangé : un pain-mayo, ’tain, c’est pas assez, quoi ..., il voit des livres, et sa tête tourne... Il croit que ce sont eux ! voilà tout ! Je me souviens, au rayon boites de conserve d’un supermarché, ça me l’avait fait, à moi aussi, quand j’étais au lycée...

    Je me reconnais, moi, dans ce jeune, alors que je suis plus vieux que vous tous ! Où sont passés vos souvenirs ? grand sourire

    Bref, faut pas juger le jeune trop hâtivement. Même en ces jours de console Nintendo, de Wii, de SMS M6, d’Internet et de Youtube. Ils sont tout pareil que nous quand on était petit : ils vont grandir, ils le savent, et ils flippent. langue tirée

    Répondre à James

    • 12 décembre 2009
    • en réponse à James

    Je me reconnais, moi, dans ce jeune, alors que je suis plus vieux que vous tous !

    On prend les paris, James chéri ? clin d'œil

    Répondre à Stéphane

    • 12 décembre 2009
    • en réponse à Marie

    Bande d’innocents ces jeunes

    Disait Marie pile le jour de ses 40 ans (pour répondre à James) sourire

    Répondre à Stéphane

  • sourire

    Ok, j’aime perdre les paris de toute façon clin d'œil

    A+, ma puce

    Répondre à James

    • 12 décembre 2009
    • en réponse à James

    A+, ma puce

    Tiens, ça rime. Encore un truc qu’on apprend dans les livres.

    Un Kem’s, mon James ? sourire

    Répondre à Stéphane

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