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Privilégiés

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Un article de Stéphane

Publié le 12 décembre 2014

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2 commentaires

Écriture, musique. Des dons.

Ce qui me tue encore maintenant quand je l’écris dans mon cahier, c’est que je ne sais pas du tout quels mots je peux trouver pour vraiment raconter tout ce que j’ai senti. Ce que je voudrais c’est pouvoir toujours avoir à ma disposition les mots pour décrire les choses. Les gens qui ont ce don-là, c’est comme Mutti [1] et Beethoven à mon avis, ils peuvent se donner du bonheur quand ils veulent, à n’importe quel moment de la journée. C’est des privilégiés, voilà.

— Des cornichons au chocolat, Philippe Labro

C’est censé être dit par Stéphanie, l’auteur apocryphe sous le nom de qui le livre a été publié en 1983.

J’aime l’ironie d’un aussi grand styliste que Philippe Labro imaginant ce que pense une fille de treize ans de l’écriture.

Et, par un drôle d’effet-miroir, je regarde nos gammes aux uns et aux autres, et je me dis que quand on sort une phrase juste (comme une note juste), on se sent effectivement privilégié, quelques secondes.


Notes

[1Mutti est un chef d’orchestre dans le roman, peut-être Riccardo Muti.


Commentaires

    • 12 décembre 2014

    Oui, c’est bien Riccardo Muti qui est évoqué dans le roman. Je l’ai adoré jeune ado, et je continue à l’aimer adulte, je trouve qu’il a réussi son coup, le père Labro.

    Il a écrit un autre roman, d’ailleurs, "dans la peau" d’une ado un peu plus vieille, mais sous son nom directement, qui est très chouette aussi.

    Quant au style, je relisais il y a peu sa vie d’étudiant étranger (les deux volumes !), oui, il en a.

    Souvenir ému aussi de quand il a été mon très très lointain patron, je te raconterai un jour !

    Répondre à Sacrip’Anne

    • 12 décembre 2014

    Sacrip’Anne : Oui, il a fait une nouvelle préface, il parle de ses trois romans de jeunes filles sous noms de plume.

    J’adore son style. J’en suis à quatre ou cinq et vraiment, ce monsieur est élégant.

    Et, oui, tu me racontes quand tu veux sourire

    Répondre à Stéphane

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