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Pratique du testament numérique

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 7 février 2013

URL courte : http://nota-bene.org/941

8 commentaires

Des fois qu’on meure un jour.

Un rebond sur le testament numérique publié par David il y a quelques jours.

Je me pose des questions pratiques, par exemple pour les mots de passe.

J’ai vu par le passé des gens décéder, et leurs proches reprendre la main sur leur blog pour le fermer proprement, par exemple.

Mon souci c’est que nous sommes nombreux à avoir beaucoup de comptes en ligne : quant à moi j’ai eu les clés de plusieurs collectifs qui vivront sans moi, merci pour eux, mais aussi tous mes comptes personnels soit sur les réseaux sociaux, soit sur quelques sites perso. Ajoutez à ça les comptes d’hébergement, de DNS, d’administration des mails de toute la famille, de connexion aux serveurs de fichiers à la maison, à notre FAI, que sais-je encore.

Je me demande comment ça se gère. Un portefeuille de mots de passe ? Certes, mais il faut tout de même donner son mot de passe à une personne de confiance (ça, j’ai), et s’attendre à ce qu’elle retienne le mot de passe principal (qui est moins trivial que pour un service web jetable).

Je ne sais pas comment gérer ça.


Commentaires

    • 7 février 2013

    François Granger s’était posé la question quand il s’est su gravement malade, et n’avait pas trouvé la réponse puisque sa femme a eu du mal à regrouper, fermer, etc...

    Pour l’avoir vu de près, en tout cas, il est sûr que cette solution à trouver / inventer doit être facilitante pour celui/celle qui reste, plonger dans les entrailles d’ordinateurs perso et se trouver confronté à son contenu, au respect du privé, aux souvenirs, de l’autre est un moment extrêmement violent pour une personne qui n’en a pas vraiment besoin en plus à ce moment.

    Bref. Si tu trouves de bonnes idées, on les prendra volontiers sourire

    Répondre à Sacrip’Anne

    • 7 février 2013

    Avec les mécanismes de récupération de mot de passe et la cascade, j’ai l’impression qu’au final avec un mot de passe on arrive sans trop de mal à dévider l’écheveau et à accéder à beaucoup de choses. C’est assez flippant d’un point de vue de la sécurité, mais pratique dans ce cas. Un seul mot de passe à confier.

    Le souci est que si l’on est sérieux, il faudrait modifier régulièrement ce mot de passe principal, et donc notifier la personne de confiance de cette modification, ce qui va vite devenir fastidieux.

    Pour les plus geeks, il y a peut-être moyen de creuser du côté des clés et des réseaux de confiance, mais ce type de solution n’est guère généralisable.

    Ne reste plus qu’à proposer un élaboratoire à SudWeb clin d'œil

    Répondre à Clochix

    • 7 février 2013

    Pas complètement nécessair d’avoir les mots de passe. Tout dépend des attentes.

    Par exemple, une politique possible est de dire tout ce qui est public, c’est à dire visible sur le Web, peut disparaître, puisque c’est backupable. Et tout ce qui n’est pas visible peut être effacé également.

    Le problème du mot de passe est pour moi plus une histoire de destruction que de récupération. On pourrait se définir un mécanisme de script à lancer qui contient les mots de passe et qui détruit ou procède à un backup de certaines choses choisies et qui contient les mots de passe mais cryptés.

    Répondre à karl

    • 8 février 2013

    Pour les mots de passes, j’ai tout centralisé, crypté et backupé sur mes ordis et dans le cloud. J’ai un mot de passe principal. Comme dit Clochix, c’est pas le plus secure, par contre c’est extrêmement pratique.

    Ça ne change rien que même avec cet accès mes proches ne seront pas trop en mesure de gérer tous les services que cite Stéphane. La problèmatique reste donc entière de ce côté-là.

    Répondre à Frank Taillandier

    • 8 février 2013

    Je suis très heureux de lire cette réflexion, que j’avais commencé de mon côté sans aller aussi loin. Clairement, un atelier Sud Web serait une bonne opportunité de creuser cette question, et ce n’est pas pour prêcher pour ma paroisse mais parce que ces ateliers sont justement là pour ça je trouve.

    On se heurte ici au problème de la confiance : qui ? Comment formaliser cette relation sans faire flipper ? Et à un problème de praticité et de pérennité : Comment tenir cette personne à jour des changements de mot de passe sans la noyer de mails contradictoires ? Quid d’une solution centralisée qui deviendrait vulnérable par le volume de données sensibles accumulé ?

    Autant de questions auxquelles je n’ai pas de réponse...

    Répondre à Goulven

    • 8 février 2013

    En fait Stéphane a introduit ici une autre question à traiter séparément. Il y a le devenir de nos traces numériques. Et il y a les services que l’on rendait. Il parle des mails de sa famille, mais je pense que beaucoup d’entre nous hébergeons ou administrons quelques services pour des amis.

    D’où peut-être la nécessité de penser à deux profils pour nous enterrer proprement : un geek pour assurer la continuité du service et quelqu’un pour s’occuper du ménage / transmission de la partie immatérielle.

    Répondre à Clochix

    • 9 février 2013

    Goulven :

    Comment tenir cette personne à jour des changements de mot de passe sans la noyer de mails contradictoires ?

    Il suffit de lui donner le mot de passe principal de ton portefeuille (dans mon cas c’est un fichier Keepass) et de lui dire où il est stocké sur ton ordinateur.

    Répondre à Stéphane

    • 9 février 2013

    Clochix :

    Il y a le devenir de nos traces numériques. Et il y a les services que l’on rendait. Il parle des mails de sa famille, mais je pense que beaucoup d’entre nous hébergeons ou administrons quelques services pour des amis.

    Tout à fait. Mes traces numériques rentrent bien dans le périmètre de ce que disait Karl, mais les services, eux, ont besoin d’un traitement particulier.

    Idée intéressante que m’évoque le commentaire de Sacrip’Anne : il « suffirait, » en plus du fichier Keepass dont je parlais à l’instant, d’avoir un bête tableur qui liste les comptes du Keepass et qui donne un mode d’emploi : ça, à fermer ; ça, se référer à un geek pour passation de pouvoir, etc.

    Répondre à Stéphane

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