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Pétoche

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Un article de Stéphane

Publié le 28 juillet 2012

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Cliquer sur un bouton et chercher ses motivations. Questions oisives à l’heure de la sieste.

C’est toujours pareil. J’aime faire l’orateur, c’est bon pour l’ego, sans parler du principe toujours renouvelé d’avoir une chance de faire marrer les gens.

Mais chaque fois que je soumets un sujet, dès la proposition envoyée, le stress me reprend. Chaque fois je me demande pourquoi je tiens à tout ça alors qu’il est tellement plus facile d’écrire dans son coin, pour soi et sans enjeu social.

Il est même terriblement plus facile et tentant de ne rien faire du tout.

Après tout, pour espérer faire rire les gens, pas besoin de monter sur une scène (je fais mes blagues nulles en petit comité, souvent au grand dam dudit petit comité), et ce n’est même pas le but sauf si on est humoriste.

Quand tu fais une conférence, tu veux partager une expérience pour tâcher d’enrichir un peu ceux qui t’écoutent, ou poser de vive voix à tout un auditoire une question qui te taraude parce que tu sais bien qu’on est souvent plus intelligent à plusieurs.

Je sais aussi que l’inquiétude de la prestation publique est un très bon moteur pour se forcer à bien faire les choses, et que le trac est le carburant des gens dont c’est le métier de faire le spectacle.

Je garde à l’esprit la question que je veux poser au public, je m’interdis de l’imaginer comme une farce toute en forme, sans fond ; donc j’ai cliqué sur un bouton, et je ronge mes ongles.


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