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Nostrapacorabanneries

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Un article de Stéphane

Publié le 16 août 1999

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Un célèbre couturier parisien, dont on ne veut plus prononcer le nom, de crainte de provoquer un cataclysme, non content d’avoir été il n’y pas si longtemps la réincarnation d’un descendant pharaonique du soleil, s’est pris depuis peu pour un prophète. J’ai vécu la catastrophe en direct ce 11 août !

Un célèbre couturier parisien, dont on ne veut plus prononcer le nom, de crainte de provoquer un cataclysme, non content d’avoir été il n’y pas si longtemps la réincarnation d’un descendant pharaonique du soleil, s’est pris depuis peu pour un prophète.

J’aime ces gens qui savent tout sur tout, et celui-ci ne déroge pas à la règle. Le moindre événement de leur vie devient une expérience mystique à tomber à genoux. Je n’oublierai jamais la fois où il nous a conté sa scène d’amour avec la terre, quand il a mélangé sa semence à l’humus, et blabla et blabla.

J’étais près de Paris le onze août, et j’attendais fébrilement la catastrophe. Assez près pour voir, mais assez loin pour ne pas recevoir de déchets satellitaires sur la tête, on ne sait jamais !

L’éclipse a bien eu lieu. Pour le coup, il y avait vraiment quelque chose à voir. Une lumière —ou plutôt une pénombre surnaturelle forçait les conducteurs à allumer leurs feux. Vraiment un moment étonnant, même si on trouve d’autres façons d’occuper ses journées que de s’asseoir avec la foule sur les ponts qui enjambent la Seine pour manger un jambon-beurre.

Quelqu’un nous aborde à midi et demie, en riant : "Paco s’est planté, il avait prédit la catastrophe à onze heures vingt !"

De mon côté, je m’amusais de l’idée qu’à ce moment précis, en plein Paris, se tenait devant le siège de ce Monsieur "l’apéro des survivants", pied de nez rigolard histoire de bien lui rappeler que les Gaulois n’ont peur que d’une chose, c’est que le ciel ne leur tombe sur la tête, ce qui n’est pas demain la veille, comme le disait déjà il y a si longtemps un chef de village en Armorique.

Ce qui me faisait le plus sourire, à la vérité, c’était surtout l’idée que notre Philippulus s’était engagé à se taire en cas d’erreur. J’imaginais bien tous les "survivants", à midi et quelques, crier un vibrant "TA GUEULE !" de derrière les fagots à l’intention du Nostradamus d’opérette.

Mais non, il a fallu qu’il la rouvre ! Il vient d’annoncer que la catastrophe qui détruira notre belle capitale aura bien lieu, mais qu’il s’est juste trompé dans la date ! Gageons que le texte de Nostradamus auquel se réfère notre gourou moderne souffrait déjà (avec un an d’avance) du bug de l’an 2000 !

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