Laisser le temps au temps

On n’est obligé de rien, pour certaines choses.

Pep note qu’il écrit moins ces temps-ci, et presque comme une excuse, dit qu’il écrit en coulisses :

En coulisses, je n’arrête guère de laisser des mots par ci, par là. De simples notes que je prends rapidement et que je me réserve pour plus tard. Des questions insensées qui m’assaillent et que j’enferme parmi les pages de mon carnet noir. De denses échanges que j’entretiens par e-mail et que je livre à la bête affamée de l’introspection.

Mieux encore, quand il écrit pour une publication, il vérifie soigneusement tout :

Pour autant, cela ne m’exempte pas d’accorder un minimum de soin lors de l’exercice. Il me faut juste être prudent, de sorte que cette récente lubie ne tourne pas à l’obsession compulsive.

J’applique dans mes pages deux grands principes depuis quelque temps :

  1. Si je n’écris pas, tout le monde s’en fout [1]. C’est un hobby, s’il n’y a pas de plaisir il faut passer à un autre. Il y a des gens qui disent, sur l’air de « il faut souffrir pour être beau », qu’on doit beaucoup pratiquer, quitte à le faire dans la douleur, pour s’améliorer. Bin tu sais quoi ? Rien à braire, je suis chez moi et je fais ce qui me plaît.
  2. La vérification orthographique et orthotypographique est à peu près automatique pour moi : je rédige dans LibreOffice, qui surveille mon orthographe et met des guillemets français, et Spip s’occupe de mettre des espaces insécables aux bons endroits.

Bref, je viens d’écrire 2100 et quelques caractères, d’après LibreOffice, en dix minutes. J’ai triché, j’ai collé des morceaux de Pep.

On est chez nous, on n’est obligé de rien. C’est même surtout ici qu’on peut lâcher prise. C’est ici que je teste des choix techniques (et qu’au besoin je me rate), afin de pouvoir en parler en connaissance de cause au boulot. C’est ici que j’épanche mon âme [2], et voilà. Un petit peu de liberté à pas cher, c’est ici.

Notes

[1C’est un fait : personne, jamais, ne m’a envoyé un mail s’étonnant de mon silence ici. Et ce n’est pas grave du tout. Vos priorités (réelles ou inventées) sont à vous seul, et le reste du monde vit sa vie.

[2C’est un peu ma pensine, comme dit ma Potterphile de Fillette.

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