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Inutiles statistiques

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 9 janvier 2013

URL courte : http://nota-bene.org/933

4 commentaires

À quoi ça sert, finalement, les statistiques d’un site web perso ?

David dit qu’il a supprimé les statistiques de son site :

Avec le recul, je me rends compte que je n’utilise les statistiques que pour flatter mon égo de temps en temps et c’est à peu près tout. Les liens entrants sont toujours les même, les recherches pour aboutir sur le site également. En fait je ne me suis servi que de 3 données depuis 4 ans :

  • les informations de user-agent pour justifier ma fainéantise à ne pas me soucier de certains navigateurs obsolètes lors des refontes ;
  • les informations de localisation pour me motiver à revenir au français voyant bien qu’il représentait 85% de mon trafic ;
  • la tendance générale décroissante pour me motiver à partager davantage de choses.

Sur le présent site je n’ai jamais mis de compteur, et je ne me sers quasiment que des informations dont parle David.

Il faut dire que je triche un peu : Spip donne accès depuis toujours à une page de statistiques (qui sont forcément fausses, parce que les mesures de visites des sites web sont toujours fausse, on en reparlera un de ces jours si vous connaissez encore des gens qui n’en sont pas convaincus).

Cette page de statistiques me permet de comprendre la logique des liens entrants, et de décider à raison que Twitter ne remplace pas le RSS. D’ailleurs à l’heure où je vous parle j’ai arrêté de pousser mes articles vers Twitter, et les stats me permettent de vous dire que chaque tweet annonçant un nouvel article générait une vingtaine de visites. C’est bien peu et ça générait des commentaires sur Twitter au lieu de générer des discussions dans les commentaires de l’article ou sur un site distant pour ceux qui préfèrent se répondre de loin en loin.

Note liminaire puisque nous parlons de micro-bloggage : le fait que Twitter se ferme comme un silo fait qu’il devient difficile de rapatrier les contenus qu’on y publie. Les fils RSS qu’il produisait sont morts et il n’est pour moi pas admissible de devoir être capable de comprendre une API pour republier des contenus qu’on a produits. Je vais donc virer tout ça du footer de mon site et rapatrier plutôt ce que je fais sur Seenthis parce que c’est un peu plus respectueux (et le principe est plus intelligent, les commentaires apportant autant sinon plus que le lien qui est partagé à l’origine).

Un bonus à ne pas utiliser les outils de statistiques de tout le monde (Google Analytics) : je ne veux pas contribuer aux œillères par défaut que Google pose à ses utilisateurs.

Et pour conclure avec une question de David :

Je serais curieux par contre d’avoir vos retours concernant vos adaptations lorsque vous constatez qu’un billet est plus lu qu’un autre. Est-ce que cela vous incite à faire plus de billets de ce style ? Est-ce que ça dirige votre « ligne éditoriale » dans le but de faire plus d’audience ?

Non, pas du tout : je suis chez moi et j’écris pour moi, avec le secret espoir que des gens y trouveront leur compte (et parfois, l’immodeste vœu de leur avoir fait passer une émotion). Par contre, inversement, je suis frustré quand un article qui me tient à cœur génère deux fois moins de visite qu’un article qui traite de sujet d’actualité ou qui pourrait être qualifié de « commercial », mais si je comprends bien, ça ne date pas d’hier.


Commentaires

    • 9 janvier 2013

    Oh mince ! Je suis arrivé ici par Twitter via un post de James sur Seenthis clin d'œil

    Effectivement l’utilisation des stats sur un site non commercial est relativement limitée : tendances générales et agents utilisateurs (le fait de constater que j’avais entre 15 et 20% de visites via mobiles sur certains sites m’a poussé à les "responsiviser").

    Mais comme tu le dis : les stats sont fausses. J’avais par exemple installé un compteur de clics sur le site d’une radio associative qui propose ses émissions en podcasts. Un jour par curiosité je suis allé voir les logs du serveur et me suis aperçu qu’il y avait 10 fois plus de téléchargements que ce qu’indiquaient les compteurs ! La cause : les animateurs postent le lien vers leurs podcasts sur les réseaux sociaux et la plupart des podcasts sont donc téléchargés sans que les visiteurs ne passent par le site... Mais les logs ne disent pas grand chose non plus puisque sont comptabilisés les hits effectués par des robots en tous genres (googlebot, ina etc).

    Bref. A part dégager quelques tendances générales qui ne viennent généralement que confirmer ce qu’on subodore déjà les statistiques ne sont effectivement pas un outil indispensable.

    Si. Une fois par an : ça fait toujours bien de joindre des beaux tableaux de stats de chez Analytics en annexe d’un dossier de demande de subvention ou pour justifier tel ou tel budget. Personne ne les lit mais ça donne du sérieux au dossier...

    Répondre à pascal weber

    • 9 janvier 2013

    pascal : Cela dit on peut aussi analyser les logs et regarder ce que font les robots et ce que font les humains, mais je vois ce que tu veux dire. sourire

    Répondre à Stéphane

    • 10 janvier 2013

    Comme les animateurs de la radio désirent savoir combien de fois leur émission est téléchargée j’ai cherché un analyseur de logs sur Mac mais jamais trouvé...

    Répondre à pascal weber

    • 11 janvier 2013

    pascal> je suppose qu’un analog ou un webalizer marcherait sur Mac.

    Répondre à JulienW

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