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Guide de la photographie argentique non numérique

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 14 avril 2008

URL courte : http://nota-bene.org/835

4 commentaires

Un calcul qui laisse réfléchir. Alors je vous laisse réfléchir et j’aide comme je peux ce site à expliquer qu’un appareil photo numérique est plus cher qu’un appareil argentique (Via Grosse fatigue, qui nous manque...)


Commentaires

    • 15 avril 2008

    Bon, je vais y aller argument par argument.

    Sur le prix de l’appareil : j’ai payé mon D50 650 € TTC neuf, avec un 18-55 (en kit, donc). Je l’avais acheté à l’époque où Nikon faisait une réduction sur son offre d’entrée de gamme. On est loin des 1500 € dont il est question pour un modèle « grand public » (pour 1500 €, ce sont plutôt des appareils de milieu de gamme, déjà !).

    Du coup, l’écart de prix dont il est question passe de 1150 € à... 300 €. À raison de 10 € par film et par développement, mon appareil photo est rentabilisé en 30 séries de tirages...

    La photo numérique a certainement de nombreux défauts. Mais elle a surtout énormément d’avantages, en particulier pour les débutants :

    * une fois la carte mémoire achetée, on n’a plus vraiment besoin de penser au stockage. Du coup, on peut faire autant de photos de test qu’on veut, les effacer, recommencer...
    * une fois les photos faites, on les trie sur son ordinateur, puis on commande des tirages de celles qui nous plaisent le plus. Il y a à mon avis une grosse frustration quand on dépense 10 € dans un film pour n’avoir au final qu’une ou deux images potables...
    * tu peux développer toi-même tes photos avant de les tirer : ça s’appelle le format RAW (propriétaire pour l’instant :’( à quand l’OpenRaw ?!), et ça te permet d’effectuer tous les réglages possibles sur une photo sans toucher aux informations contenues dans le fichier (données brutes).

    Honnêtement, je ne regrette pas mon choix du numérique. Mais je dois avouer que le côté technique pur m’ennuie profondément, alors que certains doivent sûrement adorer passer des heures dans une chambre noire à respirer des produits chimiques bizarroïdes pour obtenir une photo pas trop moche... sourire

    Mon papa, qui était photographe de formation, est passé dès qu’il a pu au numérique (mais à l’époque il ne travaillait déjà plus dans le monde de la photo). Si ce choix était contestable il y a quelques années (le premier appareil numérique qu’on a eu fonctionnait à disquettes et faisait des photos aux couleurs... bizarres parfois), il est aujourd’hui étonnant de vouloir à tout prix que les débutants commencent leur expérience de la photo par l’argentique...

    Voilà voilà...

    Répondre à Pierre Equoy

    • 3 mai 2008

    Le but de l’image est de conserver un témoignage visuel d’une personne ou d’un événement et cela pour une durée assez longue. Sinon pourquoi faisions nous des photos de classes, des photos de vacances, de fêtes familiales etc..
    Selon les familles et les intérêts de chacun, on conservait des photos sur une , deux ou trois génération voire plus.
    Il a été possible avec la photo argentique - noir et blanc principalement - de conserver les images de nos ancêtres, qu’en sera-t-il demain avec la photo numérique ? jusqu’à ce jour, à ma connaissance il n’a pas été prouvé que la conservation des images numériques coucre une durée assez longue dans le temps.
    Bernard

    Répondre à lample bernard

  • Entre argentique et numérique :
    argentique=photographie
    numérique ne signifie que imagerie graphique informatique.En effet,idéal pour débuter mais fatigant,douloureux dans un sens plus profond ; le principal non exécuté de par soi-même.On confie la tâche à une machine suivant ses programmations,on ne se tient là que dans un monde artificiel, aujourd’hui on passe dans tous les domaines esclave de l’informatique,la technologie,le matériel l’emporte haut la main.La technique,s’y soumettre entièrement démolit une bonne partie de la personnalité."Grâce"au photoshop,il ne suffit que d’un GSM pour l’exécution un chef d’oeuvre d’apparence photographique,un exploit technique plus informatique que photographique.Quoi qu’il en soit le labo pollue beaucoup trop, alterner entre prises de vue avec un boitier classique aux optiques manuelles(l’AF aussi ressenti trop artificiel) puis le reste au moyen de l’informatique,pas le choix pour ma part.

    Répondre à un inconnu errant

    • 20 août 2008

    L’arrivée du numérique mets en péril la pérennité de l’argentique, et c’est sans doute pour cela que ceux qui adorent l’argentique n’apprécient pas le numérique.

    Pour ma part, j’adore l’informatique. Mes premières photos ont été numérisées en 1997, et j’ai abandonné le laboratoire à cette même date pour des questions de temps : un bon résultat obtenu au laboratoire, c’est beaucoup plus de temps à passer que devant un logiciel ayant derrière lui une bonne imprimante.

    Tout naturellement, je suis donc passé en 2005 au numérique complet (je parle de la prise de vue).
    Et je viens, en 2007, de « passer à l’argentique », là aussi tout naturellement.

    Pour tout dire, je n’en pouvais plus de m’ennuyer à prendre des photos numériques, et de constater la médiocre qualité du résultat. Oh, les images sont bien exposées, les couleurs peuvent être éclatantes, la composition dépend toujours du photographe, c’est facile, pas cher, pas lourd, pas contraignant, on peut se tromper sans conséquence autant de fois qu’on veut, on voit tout de suite son résultat, mais…ce n’est pas beau.

    Je m’explique : je fais surtout de la diapo. Je ne supporte plus de regarder une image plate, sans relief, sans profondeur de champs, métallique, sur un écran d’ordinateur, même équipé d’une superbe carte graphique.
    Quand la lumière du jour, filtrée, traverse le film positif, l’image nous éclate à la figure, les couleurs « pètent » de mille feu, le relief transcende l’émotion, l’image et tout ce qu’elle contient apparaît enfin, vivante, superbe, éclatante, Elle est tellement vraie, cette lumière du jour, qui traverse le film, qu’elle vous recrée la réalité que vous avez capturée. Et c’est cela la photographie, ce n’est pas simplement de faire des images, c’est capturer vivante la lumière.

    Alors, avec mon fidèle R8 à côté de moi, tellement lourd que je peste sans cesse contre lui, quand je mets la diapo devant mon œil, je me dis avec passion : « quand même t’as drôlement bien fait d’abandonner le numérique, et de passer à l’argentique » !

    Répondre à Chantereine

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