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Dormir, pleurer, se relever

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 13 mai 2011

URL courte : http://nota-bene.org/428

17 commentaires

Oui, j’aime les titres choc. Ça instille du pathos à peu de frais.

Bon, autant vous le dire, ça ne va pas fort.

Oh certes je plaisante sur Twitter, mais c’est un peu un genre de flatulence de l’esprit pendant que je suis occupé sur d’autres choses : des réunions de travail, des documents de travail, des voyages de travail, des mails de travail, bref du travail.

Ce matin Éric proposait, sur Twitter justement, qu’on aille lire son article Les commentaires c’est moche, à quoi je répondais que c’est une question intéressante mais qui demandait, paradoxalement puisqu’il nous demande de commenter dessus, une réponse trop longue que je ne lui donnerais pas faute de temps.

Ce soir ? propose-t-il alors avec un sens de l’ambiguïté qui ravira quelques-uns de nos lecteurs Calédoniens et expatriés [1]. Et puis comme c’était trop long pour 140 caractères, me voilà à l’écrire ici.

Donc :

Très, très occupé, entre voyages professionnels et responsabilités accrues depuis six mois. Nous allons mieux nous organiser dans mon équipe, avec l’aide de mon chef, pour alléger un peu ma charge.

Un signe de mon occupation et de la fatigue qui va avec ? J’ai acheté un nouveau PC il y a une semaine, je n’y ai même pas encore installé Ubuntu ni migré mon profil personnel, alors que j’ai pourtant reculé l’acquisition d’un an (décroissance oblige) et que je suis impatient de l’utiliser. Et ce délai, quand on me connaît, c’est incroyable. Il fut un temps où le soir même j’aurais fini mon installation.

Pour l’instant, me voilà à ne plus écrire sur ce site, ni nulle part ailleurs. Je m’endors comme une masse, et à l’heure où j’écris ces lignes (la pause du midi) mes yeux sont douloureux, comme s’ils voulaient s’arracher de leurs orbites [2]

« Ni nulle part ailleurs », disais-je. C’est là qu’intervient la grosse tristesse : je n’ai toujours pas écrit la première ligne de mon bouquin, sur lequel j’aurais dû être actif depuis janvier. Pendant ce temps, Jean-Noël va gaillardement boucler en deux mois dans la même collection ce que je n’ai pas encore entrepris.

Je me sens honteux, et triste.

Honteux parce que je n’aime pas promettre sans tenir, comme vous le savez si vous me connaissez personnellement.

Et triste parce que c’est triste.


Notes

[1Lecteurs qui se reconnaîtront sourire

[2Même celui qui ne voit pas, c’est vous dire si c’est sérieux.


Commentaires

    • 13 mai 2011

    pour le livre, une solution peut-être est d’écrire des billets très courts (pas forcément sur ce blog) pourrait être sur github et permettre les forks et/ou la gestion des issues. etc.

    Comme cela tu verras si cela génère de l’intérêt… ou pas. sourire et puis c’est plus motivant de travailler ensemble que tout seul.

    Répondre à karl

    • 13 mai 2011

    Je sympathise, et j’empathise. Je compassione aussi.
    Courage !

    Répondre à Coralie Mercier

  • Et tu néologises délicieusement, merci sourire

    Répondre à Stéphane

    • 13 mai 2011
    • en réponse à karl

    Mon directeur de collection est motivant, ce n’est pas le problème ; et... le reste par mail.

    Répondre à Stéphane

    • 13 mai 2011

    Répondre à Emmanuel

    • 13 mai 2011

    Bonjour Stéphane,

    J’ai hésité parce que je ne sais pas trop quoi dire, quoi faire... enfin quelque chose qui te soit bénéfique.

    Mais ce n’est pas une raison pour me taire donc... #sharethelove

    Amicalement,
    Monique

    Répondre à Monique

    • 13 mai 2011

    Tu devrais avoir honte d’être honteux, c’est pas bien ! Parfois il faut avoir un peu de compassion pour soi-même, voire beaucoup de compassion ; ne hypothéquer son bonheur sur des projets quels qu’ils soient (professionnels, personnels, familiaux…), sur des choses que l’on veut accomplir ou des talents que l’on veut acquérir ou démontrer.

    Enfin, c’est mon expérience, avec toutes les limites qu’on imagine : ça ne se transpose pas forcément, et il y aura d’autres expériences à l’avenir. Mais j’ai décidé il y a maintenant un peu plus d’un an de ne plus être honteux, et au moins dans certains domaines j’y arrive et c’est un changement vraiment positif. Je commence à réaliser le chemin parcouru, et c’est déjà un petit bonheur. Je continue à faire des projets, et quand je change un peu mes projets changent aussi ; je laisse faire sans remords.

    Répondre à Florent

    • 13 mai 2011

    Bisous... #sharethelove

    Répondre à Nicolas Hoizey

    • 13 mai 2011

    Bisou du soir, espoir…

    *thoughts from abroad*

    Répondre à Fabien

    • 13 mai 2011

    Tendresses bisou

    Répondre à tetue

    • 13 mai 2011

    Plus facile, plus séduisant est le côté obscur de la procrastination.

    Courage petit padawan…

    Bises

    Répondre à padawan

    • 13 mai 2011

    Awa, pas ce soir, demain...
    Tu es vraiment lu de n’importe où et par n’importe qui langue tirée
    Est-ce que tu n’aurais pas besoin de quelque chose qui s’appelle des vacances ? #JDCJDR

    Plus sérieusement, c’est agaçant qu’une fois sur le module de saisie de commentaire, on n’ait plus accès au texte de ton billet, à moins de le réouvrir dans un autre onglet et de faire le grand-écart. J’aurais, peut-être, pu trouver un truc intéressant à dire.

    Répondre à Eric

    • 13 mai 2011

    Tu n’as pas à être honteux !

    J’avais cru que cette année serait beaucoup plus cool côté boulot (j’avais même à l’esprit le terme "année sabbatique", mais peut-être me trompè-je ?).

    Tu entreprends des choses, toutes n’arrivent pas à termes dans les limites fixées (temps, niveau d’accomplissement, etc.)... et alors ? Au moins tu entreprends !

    On sait tous que tu as très envie d’écrire ce bouquin. Si tu ne trouves pas le temps, c’est soit à cause de ton boulot, soit à cause de choses que tu considères plus importantes (ouais, le petit machin blond qui court partout avec son appareil photo numérique autour du cou par exemple). Alors, être honteux c’est consacrer du temps à des choses plus importantes que nerdiser (oui, moi aussi je néologise !) sur son nouveau portable pour installer Ubuntu, ou s’enfermer dans un bureau pour écrire un livre ? Non mais franchement... clin d'œil

    Allez, des poutoux !

    Répondre à Pierre

    • 14 mai 2011

    Courage Stef !

    Répondre à Vincent

    • 14 mai 2011

    Lève toi et marche Lazare !!

    Il n’est jamais facile de constater des échecs, même si ceux-ci sont minimes (après tout, c’est un retard, tu n’annules pas ton projet ...)

    Si nous ne devions retenir qu’une chose de nos parcours, c’est que "qui n’avance pas recule". Alors oui, se relever, et vite ! Beaucoup de gens comptent sur toi, tes enfants en premier, sûrement ... Beaucoup de gens apprécient l’énergie que tu dispenses généreusement autour de toi, avec beaucoup d’amour et de passion ... Mais n’oublie pas que tu restes seul maître de ton histoire, et que tu n’as de comptes à rendre à personne à part toi-même !

    Ce n’est ni honteux, ni triste : c’est humain !

    Lève la tête, souris, et fonce ...

    Répondre à MAD’s Graphics

    • 7 juin 2011

    Ce qu’il te faudrait c’est une sorte de héros qui vienne prendre une partie de ton fardeau sourire

    Répondre à Yves T.

    • 8 juin 2011
    • en réponse à Yves T.

    Ah pas bête ça. Un héros qui signe d’un Y comme zorro, genre ? sourire

    Répondre à Stéphane

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