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« Design universel » et accessibilité

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 28 juin 2012

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1 commentaire

Quelques définitions et une belle histoire d’Oncle stef.

J’ai commencé à m’intéresser à l’accessibilité en 2003. Je ne vous ai jamais raconté ?

Je venais de lire tout Openweb et j’avais eu une révélation : j’étais persuadé de la pertinence d’utiliser des standards. Dans le poste que j’occupais alors j’ai donc monté un site intranet au plus près possible des standards.

Le lendemain ou le surlendemain, je reçois un mail d’un collègue aveugle, qui s’étonnait de trouver enfin un site qu’il parvenait à lire, et qui me demandait comment j’avais fait. Lui découvrait les standards, et moi l’accessibilité.

Premier point dans le camp du design universel : coder en cherchant à faire au mieux a servi à des publics insoupçonnés.

Peu après j’ai rencontré un très grand bonhomme que peu d’entre-vous connaissent, sauf quelques veinards dont ceux qui étaient à Paris Web en 2006 : Denis Chêne.

Lui venait à l’accessibilité par l’autre bout : il était ergonome et concevait l’accessibilité comme un des pans naturels de la notion de design for all.

Concevoir un et un seul site et prendre en compte l’ensemble de ses publics, ça ne vous dit rien ? C’est un des combats majeurs qu’a menés la communauté web autour de l’accessibilité, combat maintenant globalement gagné. Peu de gens demandent encore une « version texte » de leur site.

Deuxième point dans le camp du design universel : imaginer d’avance intégrer l’ensemble des utilisateurs potentiels quand on conçoit un site ou un service.

Où je voulais en venir déjà ?

Ah oui : ces derniers temps j’ai vu deci-delà des gens dire que l’accessibilité commence à se rapprocher du design for all, et qu’elle prend à l’ergonomie la bonne pratique de faire des tests utilisateurs.

En fait c’est un retournement complet de l’histoire : les gens qui ont travaillé sur les WCAG étaient proches de l’ergonomie avant que le terme d’accessibilité numérique n’existe. Ils savaient que pour compenser tel handicap devant telle difficulté technique, il convenait d’appliquer telle méthode à force d’observation.

La communauté web est juste en train de redécouvrir un des fondements majeurs de l’accessibilité. C’est tant mieux, mais n’oublions pas l’histoire en cours de route.


Commentaires

    • 1er juillet 2012

    Où l’on voit un avantage à travailler dans une très grosse structure : tu as découvert l’accessibilité via un de tes collègues. Malheureusement, le monde des travailleurs du Web est essentiellement composé de petites structures qui n’emploient pas ou très peu de travailleurs handicapés. Pour beaucoup d’entre nous, l’accessibilité reste donc un concept abstrait, parce que nous n’avons jamais rencontrés d’utilisateurs à qui elle profite. Peu importe la sensibilisation intellectuelle, sans la rencontre physique on a du mal à avoir réellement conscience de l’enjeu.

    Tout aussi important, ce n’est pas une rencontre qui a eu lieu dans un cadre "exceptionnel", mais quotidien. Un collègue de bureau comme un autre, un utilisateur comme un autre.

    Reste à trouver comment permettre à davantage de travailleurs du Web, développeurs comme "décideurs", de vivre cette prise de conscience.

    Répondre à Clochix

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