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Des effervescences d’écrivains

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Un article de Stéphane

Publié le 24 février 2016

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En pleine rédaction d’un mail, j’ai suivi un lien. De là j’en suis deux autres. Difficile de ne pas s’éparpiller mais c’est toujours tellement bon de découvrir, encore et toujours, des effervescences.

La sphère des gens qui gravitent autour de publie.net est pleine de jolies surprises, que souvent je ne comprends qu’à moitié mais tant pis. Ça me rappelle l’époque des fanzines de bande dessinée [1], où je regardais des gens tenter des trucs ; je ne comprenais pas tout, là non plus, mais c’était réjouissant. De tous ceux-là, certains ont encore pignon sur rue et publient (Bajram, Liberge…), d’autres je les ai perdus de vue (Holbé, MacPlane, Olivier Jubault…). Je n’en cite que quelques-uns, mais tu vois ce que je veux dire [2].

J’ai l’impression que cette expérimentation, époque oblige, s’est déplacée au moins en partie sur le web.

Prenons un ou deux exemples, croisés en passant de chez Karl à chez François et détours et retours :

Joachim Séné qui manuscrit (oui, à la main) des textes qu’il a tapés précédemment. Une façon de dévirtualiser ? (Initiative que Daniel Bourrion tente de qualifier d’instanciation, joli terme.)

Christine Jeanney et son idée folle et tellement séduisante : demander à des gens de lui envoyer une photo, et se proposer de faire chaque jour une Todo list, qui finit par devenir une entreprise poétique, bien loin de la liste de courses à laquelle on s’astreint tous plus ou moins. De la différence entre l’astreinte plus ou moins nécessaire née du besoin d’organisation, et l’astreinte comme contrainte artistique.

Et puis un rebond, via un autre mail :

[U]ne longue réaction de Jérémy Liron, la voici intégralement :

Un de mes grands problèmes c’est la curiosité, l’appétit, l’envie d’aller voir dans tous les recoins sombres ou reculés. Apprendre, comprendre, croiser. D’où la tête qui ne parvient pas à se fixer, les choses laissées de côté, appelé par une autre et puis une autre. Tous ces livres accumulés sans parvenir à les lire vraiment ou comme il faudrait. […]

(J’ai ajouté à mes « livres à lire » Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ? de Pierre Bayard, tiens.)

Une heure après, finir ce billet et reprendre la suite de ma conversation par mail.


Notes

[1Ce fameux temps que les moins de vingt ans non seulement ne peuvent pas connaître —mais encore ils s’en moquent et ce n’est pas bien grave. À chaque génération ses nostalgies.

[2Ce petit paragraphe me donne une furieuse envie de ressortir tous mes vieux Goinfre, fanzine qui a été un fieffié ouvroir à beau monde.


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