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Calembours et calembredaines

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 9 février 2006

URL courte : http://nota-bene.org/80

8 commentaires

Parlons photographie, sites web, et étymologie, pour voir.

Photographie : le naturel ou l’artificiel ?

Il y a quelques jours, je disais ici même combien je suis épaté de voir les photos que Romy peut faire.

Nous en avons discuté par mail, et au final elle m’apprend, pour faire simple, que ça ne lui demande pas d’effort, c’est presque naturel : si je comprends bien, sortir l’appareil photo est un geste réflexe (si vous me permettez ce calembour).

Je suis quant à moi incapable de prendre une photo sans m’arrêter, et du même coup le geste prend une importance pour les gens présents à ce moment-là, un peu comme si on avait un rôle à jouer, moi le grand photographe et eux les figurants dans l’expectative, attendant que je leur dise qu’ils capturent bien la lumière, ou que l’instant est décisif... Et voilà brûlée toute la spontanéité.

Alors quand je tombe sur une photo titrée « Hétéromane » aussi belle, chez Karl, je me demande comment il fait (soit dit en passant, joli calembour pour « érotomane »).

Tiens, je veux poser la question publiquement : comment prenez-vous vos photos ? Vous volez des pauses, ou vous sollicitez des modèles consentants ?

À la longue, mes photos sont de deux types : floues et bougées pour la photo spontanée dans le cercle familial, ou précises mais distantes pour la photo d’extérieur.

Dans les deux cas, insatisfaisantes.

Spip devient difficile

Je viens de filtrer les presque 700 mails que j’avais en retard sur la liste de développement de Spip. Je commence à le trouver inutilement compliqué pour mon usage, et je finis par me demander si je ne devrais pas revenir à des solutions simples, comme par exemple écrire mon HTML quand j’en ai besoin (encore une pensée pour Karl), mais j’aimerais bien garder un système de rubricage (mon côté strict et austère). Je pense à Bloxsom, qui dès la page d’accueil annonce :


Blogging—and, indeed, any online publishing— should be as simple as typing away in your favourite text editor and hitting Save.

Ou à quelque chose de plus simple (parce que Perl et serveurs mutualisés d’hébergement font souvent un mauvais ménage, sans oublier ma flemme légendaire à apprendre Perl).

Du vieux HTML tapé à la main, pas d’arborescence, enfin je ne sais pas encore.

D’autant que je n’ai pas forcément des choses intéressantes à dire, c’est même plutôt le contraire.

Pour autant Spip me séduit à chaque nouvelle sophistication de mon site : les mots-clés pour lier des articles disséminés çà et là en laissant l’ordinateur faire son travail d’ordinateur (d’où son nom). Ce ne devrait pas être le rôle de l’humain de faire toute l’administration souterraine de son site, les machines sont là pour ça. D’autres mots-clés encore pour gérer les liens vers d’autres sites sur la page d’accueil (on appelle ça un blogroll quand on aime s’entendre parler anglais). Les commentaires si simples à superviser. Les liens internes ves d’autres articles. J’en passe.

Bon, pour l’instant, je garde Spip, malgré les trous de sécurité qui me dépassent, les versions en cours de développement dont je ne suis la vie que du coin de la touche Suppr. On va dire que personne ne veut me hacker, et puis faire un backup quand même au cas où, allez zou.

De toutes façons, ces questions restent des calembredaines pour le commun des mortels, qui s’en fout avec raison.

Étymologie facétieuse

Dans le Robert pourtant encyclopédique de mes parents, je n’ai pas trouvé la preuve que « pingouin » vient de « pen gwen », qui voudrait dire « tête noire » en Breton alors que j’en ai la conviction profonde et donquichottesque. L’étymologie s’arrête à « pinguin », mot anglais du XVIème siècle à l’origine incertaine.

Ôtez-moi d’un doute.

Pendant que vous y êtes, amis lexicographes, ne me laissez pas dans le doute : je suis sûr que « calembour » et « calembredaine » sont trop proches pour que ce ne soit qu’une coïncidence. Auraient-ils une origine commune ?


Commentaires

    • 10 février 2006

    J’ai le même problème que toi, j’ai bien du mal à sortir l’appareil photo en public, comme si j’allais (trop ?) attirer l’attention. Mais c’est une question d’habitude, d’apprentissage peut-être.

    Ps : ton site donne bien sous ie7 sourire

    Répondre à matthieu

    • 10 février 2006
    • en réponse à matthieu

    Mais c’est une question d’habitude, d’apprentissage peut-être.

    De culot, peut-être ?

    Répondre à Stéphane

    • 10 février 2006

    Bonjour,

    Cela faisait un moment depuis mon dernier message, mais je suis néanmois toujours un lecteur régulier de ce site.

    Je voulais dire, si je puis me permettre, que peut-être tu pourrais être intéressé par mon "framework" (anglais, quand tu nous tiens...) / infrastructure PHP (GPL), que je n’ai pas entièrement terminée, mais qui marche déjà fort bien :
    http://yves.gablin.club.fr/gablin.php?page=pc_easy2&lang=en
    pour la description (en cours de rédaction). Contactes-moi le cas échéant.

    Sinon, pour les photos, moi je suis "à mi-chemin" : j’arrive à l’occasion à prendre des semblants de spontanéité, dont la réussite (flou, cadrage) dépend encore d’une bonne part de chance. Sinon c’est comme toi.
    N’est pas photographe qui veut...

    Bonne continuation avec ce beau site.

    Yves.

    ÉASY 2

    Répondre à Yves Gablin

    • 11 février 2006

    En ce qui concerne la photo, je débute (oui, je réfléchis à un petit article consacré au D50 !), et il est pour moi assez délicat de sortir l’appareil de façon naturelle et/ou discrète. Mais j’y travaille...

    Si tes photos sont vraiment trop floues, essaie d’augmenter la sensibilité (ISO), ou bien embrasse un système anti-shake (type Dynax 5D). Mes essais de D50 en 1600 ISO sont assez concluants...

    À propos de SPIP, c’est vrai que le système à ses avantages et ses inconvénients. J’ai installé un SPIP à ma prof de chinois pour qu’elle puisse envoyer exercices et fichiers audio à ses élèves, mais avec le recul, c’est vrai que c’est peut être utiliser un char d’assaut pour tuer une mouche. Le système de publication de SPIP est bien trop lourd (même si on peut l’alléger à outrance) pour ce genre de chose !

    En revanche, SPIP n’a pas son pareil pour les sites éditoriaux... Pompage en est un exemple vivant, isn’t it ? clin d'œil

    Les mots clés seront utilisables avec la seconde version de Dotclear, disponible dans les prochains mois (dixit son papa, Olivier Meunier). Du coup, pourquoi ne pas tenter un passage sous cet outil à ce moment là ?

    Répondre à Pierre

    • 2 mars 2006

    Salut Stéphane ô Nut Master co-pompeur clin d'œil

    Pour le « penguin » je peux t’aider, tous les bretons (dont ma pomme, donc) savent que la tête noire c’est « pen du » ! Une « tête blanche » serait donc donc une meilleure traduction de « pen gwenn »...
    Mais je crois qu’il vaut mieux chercher du côté du gallois, qui a sans doute refilé son « pen gwyn » aux angliches. Remarque, breton, gallois, c’est quand même pas bien loin tout ça.

    Pour continuer à faire mon intéressant, sache que l’Académie Française s’est penchée sur ta question, et t’informe que le mot « calembour » est du XVIIIè, et qu’il est « Peut-être dérivé régressif de calembourdaine, variante de calembredaine ». Tu avais donc raison ! L’Académie t’attend, dès que tu sauras manier l’épée convenablement !

    Répondre à Frédéric

  • Pour le « penguin » je peux t’aider, tous les bretons (dont ma pomme, donc) savent que la tête noire c’est « pen du » ! Une « tête blanche » serait donc donc une meilleure traduction de « pen gwenn »...

    Bon sang mais c’est bien sûr... Erreur de débutant...

    Tu avais donc raison ! L’Académie t’attend, dès que tu sauras manier l’épée convenablement !

    Sabre au clair ! Taïaut !

    Répondre à Stéphane

    • 6 mars 2006

    Du coup j’ai cherché. Je ne reviens pas sur le côté "dérivé regressif" mais puisque j’ai le nez dessus et que le dico historique de la langue française parvient à en faire une demie colonne...

    à l’entrée calembour :

    "[...] soit directement formé de l’élément calem et de bourde amputé de sa finale.

    P. Guiraud propose entre plusieurs hypothèses un composé du picard-wallon : calender "dire des balivernes" (—> calembredaine) et de bourder "dire des bourdes"

    à l’entré calembredaine :

    [...] le premier élément reste obscur : il peut être à identifier avec le préfixe péjoratif ca ou cal(i) exprimant une idée de creux ou de vide (cave), dont il serait une forme nasalisée. l’hypothèse de P Guiraud [...] picard-wallon [...] fait dificulté des points de vues phonétiques et géographiques

    En gros : on n’en sait rien ! :))

    Quant à pingouin sans être forcément bretons J.Ray et ses potes sont formels : il y a une ressemblance avec le gallois pen gwyn qui veut dire tête blanche "sans qu’on puisse affirmer que son origine soit celtique"...

    synthèse : pareil qu’au dessus sourire mais j’ai passé un bon moment

    Répondre à Nataly

    • 6 mars 2006
    • en réponse à Nataly

    Entre ce que tu dis et ce que Frédéric disait, j’en conclus que je suis un génie.
    Ça fait un choc, dites donc... sourire

    Répondre à Stéphane

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