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Annotations

À propos de cet article

Un article de Stéphane

Publié le 1er septembre 2015

URL courte : http://nota-bene.org/1039

14 commentaires

Une méthode de pointage « dans le monde réel, » celui du vrai papier.

Quand je lis, j’essaie d’avoir toujours à portée de main un crayon, pour retrouver dans les livres ce que je voudrais pouvoir citer plus tard (dans au moins la moitié des cas, plus jamais je n’y penserai : ça fera des surprises pour mes descendants).

J’ai appris d’un de mes profs à la fac une méthode efficace : mettre un trait dans la marge de la page concernée (moins pénible que les coups de surligneur qui, à terme, rendent les livres illisibles, comme des cacophonies de couleurs pétantes), et noter dans une page de garde le simple numéro de page.

Quelques notes dans le Manuel d’écriture et de survie de Martin Page

Il « suffit » de se rappeler de quel livre on veut tirer une citation pour la retrouver rapidement.

Évidemment on déplore le manque d’hypertexte, maintenant qu’on y a pris goût.

Et vous ? Vous faites comment pour conserver les « pointeurs » vers vos sources papier ?


Commentaires

    • 1er septembre 2015

    Je ne fais pas, car je n’ai jamais eu ce réflexe, je ne me l’explique pas. Peut-être parce que en papier, je lis plutôt des romans qui ont moins "vocation" à être annotés ?
    Et pour tout ce qui est lecture sur web, c’est plus facile de garder des traces, avec tous les logiciels existants.

    Mais j’aime bien cette méthode, peut être me prendra-t-on à l’essayer un de ces jours ?

    Mais sinon, à la base, je commentais sur ta lecture : j’hésitais à me l’offrir, mais de voir que tu as pu y trouver des choses intéressantes me dit que ce manuel de Martin Page sera peut être ma prochaine lecture !

    Répondre à annso

    • 1er septembre 2015

    annso : J’y reviendrai puisque… j’ai mis un index dans la page de garde ! CQFD sourire

    Répondre à Stéphane

    • 1er septembre 2015

    J’ai lu ce livre durant l’été 2014 et je vais m’empresser de le rouvrir ce soir pour lire les pages que tu as noté sourire
    J’ai pratiqué ta méthode sur quelques livres, empiriquement trouvée. Je n’ai jamais aimé annoter les bouquins papier, tout au plus au crayon de bois léger, mine 2H (non, pas comme la balise H2 :-)), que je pouvais effacer.
    Désormais je lis davantage sur liseuse numérique je crois. J’y surligne sans embarras car je peux tout effacer à loisir !

    Répondre à Emmanuel

    • 2 septembre 2015

    Beaucoup de choses à dire que cela mériterait un billet à part en guise de réponse. Je mets cela dans un coin.

    En fait je me fais une annotation numérique de ton billet en l’ajoutant à mon notes.md du jour.

    Répondre à karl dubost

    • 2 septembre 2015

    Emmanuel,

    Je n’ai jamais aimé annoter les bouquins papier

    Pendant longtemps moi non plus, mais je lutte contre cette « iconolâtrie » depuis un moment sourire

    Désormais je lis davantage sur liseuse numérique je crois. J’y surligne sans embarras car je peux tout effacer à loisir !

    Oui, c’est sûr que ça doit simplifier le copier-coller. Le gros embarras de la notation papier, c’est qu’il faut tout retaper ensuite si on veut le partager…

    Répondre à Stéphane

    • 2 septembre 2015

    karl,

    En fait je me fais une annotation numérique de ton billet en l’ajoutant à mon notes.md du jour.

    J’en profite pour donner l’URL de ton outil si ça intéresse des gens : notebook.

    J’ai essayé ça mais je n’ai pas réussi à m’y tenir ni à en tirer profit. Je pense qu’il faut 1. être très rigoureux avec ce système et 2. le coupler avec une bonne maîtrise de la recherche texte (grep etc.).

    En ce moment je teste une extension de Sublime Text, Plaintasks, mais ce n’est pas non plus satisfaisant parce que la dépendance technique est lourde (il faut Sublime Text).

    Toi, Karl, tu utilises ton système pour stocker tes citations de livres aussi, ou un autre système complémentaire ?

    Répondre à Stéphane

    • 3 septembre 2015

    Stéphane : tiens donc, pour moi ce n’est pas en lien avec une quelconque « iconolâtrie » comme tu dis. Pourquoi donc faudrait-il que tout soit jetable jusqu’aux livres mêmes d’ailleurs ? Ce qui est peut-être un sujet encore différent.

    Mais pour revenir à ta question, je me souviens maintenant avoir essayé un jour (sur mon blog), la reprise d’un extrait assez long de livre en photographiant la page et en y passant un coup d’OCR. Je ne retrouve plus le billet en question mais j’ai depuis progressé sur le sujet, comme j’en faisais état dans la numérisation d’un livre entier (non achevée à ce jour encore) :
    http://emmanuel.clement.free.fr/blog/index.php/post/2015/03/27/Num%C3%A9riser-la-forme-d-une-ville
    et
    http://emmanuel.clement.free.fr/blog/index.php/post/2015/04/02/Num%C3%A9riser-la-forme-d-une-ville-%282%29

    J’ai fait cela à partir de mon appareil photo puisque je ne possède pas de smartphone, mais dans mes recherches sur la toile, j’ai pu lire que certains pratiquaient la numérisation d’ouvrages à partir de leurs mobiles, avec les applications idoines qui semblent bien fonctionner (dans le cadre de copy-parties en bibliothèque par exemple).

    Si tu as un smartphone, ce pourrait être une piste pour tes prises de notes / citations : photographier la page et lui passer un coup d’OCR pour obtenir la version numérisée du texte (avec quelques corrections éventuelles à la main ensuite).

    Répondre à Emmanuel

    • 3 septembre 2015

    Excellente technique ! J’ai déjà annoté quelques trucs dans des livres, toujours au crayon graphite, mais je perdais toujours les pages au bout d’un moment… En les notant dans page de garde, ça permet de retrouver toutes les références plus vite.

    Merci du conseil !

    Répondre à Pierre

    • 4 septembre 2015

    Je vais peut-être aller en enfer pour ça, mais la plupart du temps j’adjoins un bout de post-it déchiré à la page en question. Parfois, quand je crains que la colle n’endommage un chouette livre, j’insère simplement un bout de papier à ladite page.

    Et lorsque je souhaite annoter, j’ai une flotte de petits carnets remplis de notes cryptiques pour le profane qui s’empilent dans un bout de bibliothèque.

    Je ne peux malheureusement pas conseiller cette dernière technique, car le seul lien entre le marque-page de fortune et la note rédigée dans le carnet est ma mémoire associative : je sais précisément quel carnet je noircissais au moment ou je lisais tel ou tel livre, et vais donc pouvoir retrouver les notes prises durant sa lecture - mais paradoxalement je n’ai aucune situation de ma mémoire dans le temps, c’est l’association des deux couvertures qui me sert véritablement de lien.

    Ça me semble ténu comme lien, et je ne sais pas si cette gymnastique est réalisable ni même agréable pour tout un chacun.

    Je note la technique que tu évoques car ça me semble une application moins consommatrice en papier que la mienne sourire

    Répondre à Gaël Poupard

    • 4 septembre 2015

    Emmanuel :

    Pour moi ce n’est pas en lien avec une quelconque « iconolâtrie » comme tu dis. Pourquoi donc faudrait-il que tout soit jetable jusqu’aux livres mêmes d’ailleurs ? Ce qui est peut-être un sujet encore différent.

    Oui oui, sujet différent.

    Je viens d’une famille pas très riche mais très attachée à l’enrichissement par les livres ; naturellement ça a fini par devenir un genre de fétichisme (d’où mon « iconolâtrie ») dont j’essaie de me défaire. Autrement dit : le problème chez nous n’est pas d’avoir rendu les livres jetables, c’est de les avoir sacralisés. (À tel point même qu’on a du mal à se défaire de nos livres, dans la famille : on cherche toujours à les donner chez Emmaüs ou à la bibliothèque municipale plutôt que de les jeter comme des biens de consommation courante.)

    Je confesse que, par exemple, certaines de mes BD sont des éditions qu’on ne publie plus. Elles font l’objet de vives remontrances quand les enfants les traitent comme des objets sans valeur. C’est une de mes seules idiosyncrasies matérialistes.

    Mais pour les livres, en particulier livres de poche, je m’efforce de me lâcher violemment. sourire

    Répondre à Stéphane

    • 4 septembre 2015

    Gaël : oui, j’ai fait ça aussi (j’ai des petits post-it « marque-pages » exprès pour cet usage), mais je m’aperçois que 1. je les oublie souvent, et 2. je ne les retrouve pas (ce qui n’est pas complètement la même chose) clin d'œil

    Répondre à Stéphane

    • 12 septembre 2015

    J’utilise les post-it "marques-pages".
    C’est un chouilla moins intrusif que le surligneur et moins définitif.
    Je les fais dépasser un tout petit peu pour pouvoir les repérer facilement sans que mon livre soit pour autant tout ébouriffé (moins facile à ranger et le marque-page s’abîme).

    La dernière fois, j’ai même collé le dévidoir à l’intérieur de la couverture pour les avoir toujours avec moi pendant ma lecture.

    Quand au problème de les retrouver, je l’ai résolu : je n’en achète pas, n’en possède pas et pique ceux de mon mec qui lui, les range langue tirée

    Enfin, à une époque, je m’étais fait mon propre site de lecture où je notais mon avis sur un livre que je venais de lire (ce qui se fait un peu partout) ET recopiais les phrases qui m’avaient particulièrement plus (ce que je n’ai pas retrouver ailleurs).

    (Et comme c’est toi, je suis allé en rechercher une :
    « Comme nous avions conscience d’être dans le pétrin, dessaisi du pouvoir de décision, nous nous contraignions à l’optimisme, unique acte qui dépendait encore de notre volonté. »
    Ulysse from Bagdad, Eric-Emmanuel Schmitt)

    Répondre à Delphine

    • 14 septembre 2015

    Delphine :

    à une époque, je m’étais fait mon propre site de lecture où je […] recopiais les phrases qui m’avaient particulièrement plu

    J’aime cette idée. J’aime beaucoup.

    Répondre à Stéphane

    • 19 septembre 2015

    Ton prof avait un passé d’archiviste  ? J’adore cette idée que je vais essayer de mettre en pratique. Merci d’avoir partagé.

    J’aime bien l’idée de Delphine  ; je finis donc par cette citation  :

    Toi, tu continues à gravir les montagnes. Et chaque fois que tu te rapproches du sommet, exténué, tu penses que c’est la dernière fois. Arrivé au but, quand ton excitation s’est un peu calmée, tu restes insatisfait. Plus ta fatigue s’efface, plus ton insatisfaction grandit, tu contemples la chaîne de montagnes qui ondule à perte de vue et le désir d’escalader te reprend. Celles que tu as déjà gravies ne présentent plus aucun intérêt, mais tu restes persuadé que derrière elles se cachent d’autres curiosités dont tu ignores encore l’existence. Mais quand tu parviens au sommet, tu ne découvres aucune de ces merveilles, tu ne rencontres que le vent solitaire.

    Répondre à Fabien

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